Archive | décembre, 2013

Pause de Philo Politique : GSP et Moi, même combat ! (et petit conseil à ceux qui veulent changer le monde)

17 Déc

Je prend un break mental, car si vous avez lu mes derniers billets je suis « politiquement » déprimé… Après l’euphorie du printemps érable, on retrouve un Québec pas si glorieux et je crois que j’ai tout dit ce qu’il y a dire…  Le cœur n’y est pas, ça m’a pris un mois pour poster le dernier billet… il y a encore plein de fautes et de structures de phrases poches, mais je m’en fous un peu…  Pour le livre sur la GGI, je ne sais pas, je vais sûrement le continuer à temps perdu… je vous ferai signe, si ça avance.

Je n’arrête pas, j’ai d’autres projets qui m’emballe encore plus. N’ayez crainte, je reviendrai sur ce blogue lorsque je le croirai nécessaire.

Mais je vous laisse avec ce dernier petit message :

Un peu d’espoir…

On pourra bien dire ce que l’on voudra, le Capitalisme a toutefois le mérite de s’occuper des gens maintenant, d’offrir des réponses instantanés à des besoins tout aussi instantanés.  Cela est sa grande force et aussi son pire défaut, car dans le capitalisme c’est l’avenir qui écope, tous les problèmes environnementaux sont là pour le prouver.  De plus, le besoin des individus de s’épanouir dans un monde sans barrière, où chacun peut atteindre son plein potentiel qui s’est développé avec le néo-libéralisme nous a également donner les crises financières que l’on vit actuellement.  Ce manque de vision et de volonté de se projeter vers l’avenir, nous amène à des niveaux d’endettement public et privé que l’on est incapable de soutenir, tant individuellement que collectivement.   De l’autre côté, on retrouve un projet absolu auquel on peut tout sacrifier… La Révolution ! Lorsqu’on veut implanter un projet politique utopiste, l’individu passe malheureusement deuxième. Les gens doivent se sacrifier pour la cause, cependant, la récompense ne semble jamais venir et les gens viennent à en avoir marre de ne pas combler leurs besoins, souvent les plus primaire pour des lendemains qui chantent. Après beaucoup de lendemains qui ne chantent pas, on en vient à comprendre l’astuce, on travaille pour les « guides de la Révolution » qui profitent du système autant que les vilains Bourgeois qu’ils combattent.  C’est exactement ce qui est arrivé durant l’épopée communiste, sachant qu’ils engraissaient un sale porc dans le capitalisme, mais qu’au moins ils allaient avoir un peu de récompenses, pour les gens ordinaires même si ce n’était pas beaucoup, c’était mieux que rien.

Malheureusement, les nouveaux révolutionnaires ont encore de la difficulté à accepter cet état de fait.  Si la « Révolution » ne fonctionne pas c’est parce que les anciens étaient faillibles ou que des individus mal intentionnés l’ont usurpé à leur profit.  Si les gens ordinaires ne comprennent pas, c’est la faute des Grands Médias, ils verront tous la lumière, une fois que les citoyens en auront le contrôle… S’il y a beaucoup de bon dans leurs idées, ils se détachent de la réalité autant que ceux qu’ils veulent sauver.  Leur message étant souvent orienté vers le système et non vers les gens. Mais qui va appuyer une refonte du système, s’il n’y voit aucun avantage, si sa situation reste la même… Devant la même complexité du monde, ils se créent un monde simple, où seulement la victime et l’ennemi changent.  La différence est qu’eux se sacrifient, donnent leur corps et leur âme au reste de l’humanité.  Et c’est pour ça que le monde change, car ils agissent pour le changer.  Ça l’aire bête comme ça, mais y’a pas plus vrai…

Malgré tout, l’idéologie a ses limites et lorsqu’on frappe un moment où sa construction du monde ne tient plus, qu’on rencontre une contradiction dans notre système de pensée,  deux choix alors s’offrent à nous. Premièrement, ne pas remettre l’idéologie en question et prendre une décision qui ne peut avoir de sens que dans le groupe où l’on se retrouve et ainsi se détacher du reste du monde (comme le font les gens dans une secte). Deuxièmement, accepter la contradiction, se demander quelle est la valeur (dans le dilemme éthique) qui a le plus d’importance à nos yeux et agir en conséquence.  Habituellement, la peur de se faire rejeter par le groupe l’emporte et on en vient à des situations où l’esprit partisan va en quelque sorte laver le cerveau de citoyens apparaissant, à première vue, extrêmement intelligents.  C’est ce qui arrive dans les mouvements révolutionnaires, mais c’est aussi ce qui arrive chaque jour chez les « gens ordinaires ».  Ce ne veut pas dire que tout est relatif et que les « méchants anarchistes » n’ont pas raison de critiquer le monde dans lequel on vit…

Dans le cas de la Charte, des militants péquistes de longue date, rejettent du revers de la main les critiques de Jacques Parizeau, Lucien Bouchard et Gilles Duceppe, car ils seraient jaloux et misogynes.  Pourtant, leurs propos sont réfléchis, nuancés et mérites d’être pris en compte.  Que dire de l’argument que Françoise David est pour l’oppression des femmes… je ne suis pas le plus grand fan de Françoise, mais y’a bien des maudites limites à dire des niaiseries…

L’idéologie ne s’accomplit pas, elle s’impose.  C’est ce que bien des militants et des agents inactifs servant à la  perpétuation d’un système « oppressif » ont de la difficulté à comprendre. Je crois que le rêve, notre utopie, doit rester un rêve.  Je ne dis pas qu’il ne faut pas changer ce monde, mais que de sacrifier le présent pour le futur n’a jamais donné de résultats très concluants…  Ce qu’il faut imposer ce n’est pas le rêve, le projet, la finalité par l’entremise d’un groupe s’imposant à faire avancer l’histoire dans le bon sens.  Ce qu’il faut, c’est de faire en sorte que les gens voient les choses, comme nous le voyons.  Qu’ils comprennent l’analyse, c’est-à-dire le raisonnement qui a permis à en arriver à des conclusions parfois choquantes pour certains.  Une fois qu’ils verront  le monde à travers « vos lunettes », libre à eux d’accepter, de refuser ou de modifier votre vision.  C’est ainsi que les changements s’opèrent de façon durable, sinon il ne reste que la force qui ne dure jamais.

Le monde n’a pas besoin de parfait révolutionnaire ou d’héro sans peur ni reproche, de « chevalier blanc ».  Pour améliorer le sort de ses semblables, il ne faut pas adopter un style de vie, mais faire des gestes concrets en ce sens.  On peut militer dans une organisation ou un parti politique, faire du bénévolat, écrire un livre, chanter des chansons, faire des dons à des organismes, simplement aider un voisin ou un ami, mais le plus important est de se renseigner et de confronter nos idées reçues.  Se transformer totalement, ne changera pas totalement le monde. Croire que l’on est parfait ou que l’on a parfaitement raison, c’est se couper de la réalité et des gens qui pourraient réaliser nos idées.  Il faut plutôt affirmer ses failles, les assumer et annoncer malgré tout ça le projet d’améliorer le sort de ses semblables, même si le résultat peut  être imparfait. Car le résultat, même imparfait, sera toujours mieux à ce que l’on a actuellement…

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grosse déprime 2e partie (avec photos d’animaux cutes)

13 Déc

Tu me déprimes Oh Kébec ! Tu me déprimes car tu dis souvent n’importe quoi et que tu te fous pas mal de ce que les autres pensent…

 « La liberté des autres, s’arrête où mon opinion commence. »

            – Le/La Québécois(e) débattant sur la Charte

Illustrer mon propos avec une image et attirer l’attention des gens, car des propos intelligents ne suffisent malheureusement pas sur Internet. Ce pauvre pitou à vraiment raison d’être déprimé… 😛

L’individu a mené une telle quête de l’affirmation de soi, que l’on ne laisse désormais place qu’à ce qui nous ressemble, ou qui rejoint nos valeurs.  L’opinion des autres n’ont plus de place, car elle crée un malaise entraînant un effort d’acceptation ou de tolérance.  Le besoin de comprendre l’Autre qui ont façonné les Lumières et les Révolutions libérales, n’existe plus.

Avant, on éliminait la différence au nom d’une Grande Vérité, telle que Dieu, la Nation ou la Révolution.  Maintenant, cette Grande Vérité n’est plus que soi.  Chacun est un Dieu, une Nation, une Révolution auquel il faut se soumettre. Et lorsque ceux-ci finissent par rayonner dans un groupe, ils éclipsent (le croient-ils du moins) tous les autres.

La laïcité pourtant sous le couvert de la Raison est dans sa forme actuelle plus qu’irrationnelle.  D’abord imposée en occident (et ensuite ailleurs) pour écraser la religion dominante pour qu’on puisse intégrer les membres des autres religions, nous sommes dorénavant passé à l’inverse.  Il n’est pas vraiment clair à qui la Charte profite, les Catholiques ou les Athées ? Mais on sait au moins qui elle vise, c’est tout ce qui compte pour certains de ses partisans.

Déjà travaillés entre son patrimoine religieux et sa volonté de se défaire de ses vieilles superstition, le Québécois moyen n’a pas de place pour la « Religion des autres »…

Un chat aussi, car il faut rejoindre les amateurs de chats. Sinon je vais avoir du hate-mail, car j’ai oublié les chats qui sont supposément plus cute que les chiens. Que ne faut-il pas faire pour attirer l’attention sur internet… 😉

Why we fight?

Le pire c’est que toute cette zizanie n’a qu’un effet minime sur la souveraineté et les intentions de vote au PQ. En fait, si cela a un peu amélioré les scores quant à la confiance envers le gouvernement Marois, les votes ne suivent pas et les Libéraux sont encore premier (ceux qui s’énervent avec le dernier sondage CROP donnant le PQ à égalité avec le PLQ devrait lire ceci).   On voit toutefois poindre une légère baisse pour les Libéraux à l’horizon , mais cela est plutôt dû au manque d’expérience, de charisme, de volonté et de compétence de Philippe Couillard.  Voyant que rien ne prend, les péquistes ont fait de la Charte un enjeu qui va dorénavant les définir devant l’électorat. C’est le parti de la sauvegarde de « nos valeurs », qui se tient debout et qui ne se laisse pas faire.  Tout ça, c’est du pathos.  Nous sommes pas capable de le définir, mais on le ressent. Et si je le ressent, bien ça doit être vrai… Nous ne sommes pas malheureusement dans une chambre de hockey, le but ici n’est pas de s’exciter afin d’écraser son adversaire, mais bien d’apporter la meilleure solution possible à des problèmes réels. Pourtant, malgré tout ce qui indique que ce n’est pas une si bonne idée, le gouvernement semble s’accrocher.

Le coup de dé du gouvernement ne paie pas en ce moment. S’il ne cherchait que le pouvoir, il ajusterait le tir, essayerait de trouver une porte de sortie, mais on persiste. Cependant, revenir en arrière sur quelque chose d’aussi prenant émotivement pourrait s’avérer une catastrophe.  Mais nulle part personne ne semble percevoir l’échec. Le « Peuple est derrière nous » crient-ils, « mais le peuple ne vote pas pour toi » lui répond l’écho de la Raison. Devant tout cela, l’esprit de corps prend le dessus et la partisanerie fait son oeuvre.  Plus personne ne veut critiquer la décision et on va l’assumer jusqu’au bout, sans tenir compte des critiques.  C’est ce qu’on appelle en Gestion le « Groupthink ». Pourtant, le Printemps érable devrait rappeler quelques souvenirs et mettre en garde nos décideurs à suivre une telle voie. Mais eux, ce n’est pas pareil, leurs partisans vous le diront…

Le jeu dangereux du PQ qu’en passant la puck au plus conservateurs qu’eux et en minimisant la souveraineté, ils disparaissent avec elle.  L’Annonce la mort du « paradigme » souverainiste-fédéraliste pour être remplacer par celui de la « Majorité Historique » et la « Laïcité Ouverte », n’est en fait que le reflet d’une chicane entre souverainistes progressistes et conservateurs.  En fait, elles sont pour le moment deux visions d’une république qui n’existera fort probablement jamais.

Les fédéralistes ne sont pas mieux, en fait il sont  complètement perdus.  La petite tempête générée par Fatima Houda-Pépin, démontre une grande maladresse des Libéraux à se positionner dans les questions identitaires.  La liberté de choix à tout craindre et le relativisme multiculturel a de la difficulté à rejoindre la base des Canadiens français plus conservateurs.  C’est un fait, les libéraux rejoignent depuis aussi les catholiques, longtemps septiques devant les changements avancés par le PQ qui a toujours trimballé les valeurs issues de la Révolution tranquille.  Paradoxe bien Québécois, les Libéraux sont un peu le parti des religieux, où la neutralité le l’État ne sert qu’à n’offusquer personne.

Certains souverainistes ont cru dès le début dans l’expulsion de Maria Mourani du caucus du Bloc Québécois qui suivait la signature d’une lettre de souverainistes en faveur de la laïcité ouverte, qu’une autre voie allait se  créer.  Mais non, la discussion promise n’a jamais vraiment eu lieu, et tout le monde est rentré gentiment dans le rang.  En ce qui concerne Maria Mourani, elle ne s’est pas mise à la tête de souverainistes contre la Charte.  On s’est rendu compte assez vite, qu’elle a prise cette porte de sortie comme une bénédiction, pouvant dorénavant même remettre en cause sa ferveur souverainiste.  Ce n’était pas question de principe, mais plutôt d’égo mal placé, de vengeance personnelle et d’opportunisme…

Le miroir de ce qu’on veut être

Les professionnels du Marketing l’on vite compris, les gens veulent se sentir dans un milieu qui les revalorise, dans un univers positif où ils peuvent s’épanouir. Les stratèges politiques l’ont aussi compris et on commencé à faire de leur parti (ses anciennes machines qui englobaient tout tel un léviathan) des contenants, des nids douillets aux états âmes les plus divers.  La politique positive, basée avant tout sur des phrases creuses qui n’ont pour but que de toucher l’irrationnel.  Le parti ne t’explique plus, ne sensibilise plus, il te « cruise ».  Ce n’est plus de la désinformation ou de la propagande comme dans les années 30, où il fallait se donner corps et âme à la machine, mais d’adhérer sans rien en retour. Au mariage forcé, on n’a substitué le relation ouverte, ta formation politique c’est une amie moderne, sans réel engagement.  Mais dans ce type de relations, on ne peut pas demander non plus un réel engagement de sa partenaire.  Donc, venez pas réclamer du concret, ou le respect de promesses vagues quand ton influence ce résume qu’à un vulgaire like sur Facebook. Malheureusement,  les réseaux sociaux, s’il facilite les mobilisations contestataires, rend l’adhésion trop facile. C’est-à-dire que les politiciens ont un moins grand chemin à faire pour aller chercher ton vote, juste de te paraître agréable, intéressant. Plus besoin de trouver le programme politique comme viable. J’aime bien la photo sur son wall ou le video qu’un de mes amis à partager,  me voilà un sympathisant à une cause et ça paraît bien auprès du monde que je ne connais pas vraiment… C’est facile, mais ça ne donne pas grand chose.  De là, l’apparition de veudette politique, de contenant vide, d’insignifiants personnages qui manient cependant la communication et qui savent s’entourer des bonnes personnes.  Barrack Obama est un cas exceptionnel, car il sait manier aussi bien le contenant que le contenu, mais le contenu déçoit les Américains quand même.  Ici, les cas de Justin Trudeau et de Mélanie Joly sont frappants, et que dire de tous ces journalistes et personnalités médiatiques qu’on repêche à la pelle, pendant ce temps les projets de sociétés sont remis à plus tard… Ce qui fait que le vide entraine encore plus de vide, ce qui agrandit le cynisme et le manque de confiance envers nos institutions démocratique.

Ne pouvant avoir ce que l’on désire, que fait-on ? On se positionne en tant que victime.  Pour être une victime aujourd’hui, il ne s’agit plus d’avoir subit un dommage ou une injustice, mais de ne plus être reconnu comme l’on le désirerait .  Il y a des gens qui sont des victimes, des vraies, et qui vivent un enfer.  En politique toutefois, la victimisation permet de justifier des systèmes oppressifs et des actes de violences, car par cette désignation ils deviennent des actes de légitime défense.  Une société qui a la victimisation facile, en vient à avoir l’extrémisme facile, ce qui ouvre la porte à l’Autoritarisme.  La victimisation est efficace, car elle dessine un monde simple, mais cette construction du réel déformé amène des réponses inadéquates.  L’adversaire n’est plus un ennemi, mais un bourreau.  Ce n’est plus un lutte à finir qu’il faut accomplir, mais un acte de justice, pour ne pas dire de vengeance.  On satisfait alors les sentiments de la personne qui a vécu un affront ou une humiliation, mais aucune solution viendra totalement satisfaire cette « souffrance ».

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Car il n’y a pas juste les chats et les chiens qui ont le droit d’être déprimés…

Ça va mal !

De là toute ma grosse déprime, car pour assurer un une cohésion sociale et décideurs et des partis de plus en plus vides (pour ne pas dire insignifiants) s’emploient à rendre le monde plus simple, à tout mettre dans des catégories POUR/CONTRE, et les gens s’y rattachent avec un empressement démesuré.  Il évident de voir que le monde change et que cela effrait la majeure partie de la population.  Tout d’abord la Guerre contre le terrorisme qui nous a sortie du rêve libéral » de la fin de l’Histoire », où est apparu devant nous un monde autant cruel que complexe.  Mais c’est la crise de 2008 qui a tout chamboulé, avec l’apparition des mouvements Occupy, et ensuite chez nous du printemps Érable propulsé par les réseaux sociaux.  Pourtant, cette résurrection du radicalisme de gauche n’est que la conséquences de domaines de financiers et politiques corrompus et uniquement voués au développement économique.  N’ayant pas le temps d’analyser le monde, on se réfugie dans explications simples, dans nos sentiments, car pour cette Réaction nouveau-genre, s’ils abandonnent leurs idéaux d’antan c’est que tous ce qu’il  leur permettait de le comprendre  est en train de disparaître.  Ce qui construisait si habillement l’Opinion publique perd de son importance.  Aujourd’hui, tout semble se faire par les individus eux-mêmes, le prémâché n’est plus, car tout peut être automatiquement contre-vérifié.  Avant, les gens se rassuraient, car ils croyaient qu’on s’occupait d’eux; maintenant ils se rassurent, car ils ont l’illusion qu’ils contrôlent une partie de l’élaboration de l’opinion publique.

Toutefois, la gauche a de la difficulté a rejoindre tous ces individus écœurés du système et voulant changer le monde. Leur plus grande critique est qu’ils sont déconnecté du monde ordinaire, de la réalité du quotidien et qu’ils sont que des « pelleteux de nuages ».  Dans le cas de la Charte, lorsqu’un intellectuel prend la parole ses propos sont souvent rejetés automatiquement, car ils seraient élitistes, le produit d’une gauche caviar qui n’a jamais connu la misère et qui profite du travail des autres pour se donner une condition sociale très enviable.  L’intellectuel ou le militant de gauche ne se préoccupe pas du sort des « gens ordinaires », ce qu’ils leur importe c’est leur théorie… Ce qu’ils vivent au jour le jour, ne semble être très important à tous ces grands esprits.

Ils n’ont pas tout à fait tort, mais l’idée de croire que vous seuls êtes aptes à savoir ce que vous voulez est peut-être le meilleurs moyen de contrôle de la population qui a été imaginé à ce jour.  Je ne ferai pas ici l’histoire des Relations Publiques (vous pouvez en avoir une bonne idée ici), mais mettre de côté toute critique des choix que l’on fait tous les jours, que de croire que notre jugement est nécessairement le meilleur dans les situations qui nous concernent et que ces choix sont rationnels et pleinement justifiables sont des inventions qui n’ont jamais été personnellement innées.   En fait, l’individu a été entraîné socialement à croire que son choix purement émotif est avant tout un choix rationnel et pleinement conscient.

« Je le sais ce que je veux », malheureusement non.  Tu peux le savoir, mais cela demande un très grand travail d’introspection et de recherche, et même là, ce n’est pas sûr que tu vas trouver la réponse.  Mais bon, ce n’est pas la fin du monde… Pour t’acheter des souliers, une auto ou du détergent, on ne va pas virer fou. Cependant, lorsqu’on veut imposer une Chartes des Valeurs, ta réponse ne doit pas être là même que pour un parfum en spray qui sent le chimique ou un Rotato.  Sauf que,  lorsque t’as toujours choisit de la même façon, sans vraiment réfléchir, l’émotif prend le dessus et il n’y a plus rien à faire pour que tu changes d’idée…

Tu bucks, et moi je déprimes… 😉

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En prime : la très malcommode Bulle, chihuahua de ma sœur, qui est  autant déprimée que moi de la situation…