grosse déprime 2e partie (avec photos d’animaux cutes)

13 Déc

Tu me déprimes Oh Kébec ! Tu me déprimes car tu dis souvent n’importe quoi et que tu te fous pas mal de ce que les autres pensent…

 « La liberté des autres, s’arrête où mon opinion commence. »

            – Le/La Québécois(e) débattant sur la Charte

Illustrer mon propos avec une image et attirer l’attention des gens, car des propos intelligents ne suffisent malheureusement pas sur Internet. Ce pauvre pitou à vraiment raison d’être déprimé… 😛

L’individu a mené une telle quête de l’affirmation de soi, que l’on ne laisse désormais place qu’à ce qui nous ressemble, ou qui rejoint nos valeurs.  L’opinion des autres n’ont plus de place, car elle crée un malaise entraînant un effort d’acceptation ou de tolérance.  Le besoin de comprendre l’Autre qui ont façonné les Lumières et les Révolutions libérales, n’existe plus.

Avant, on éliminait la différence au nom d’une Grande Vérité, telle que Dieu, la Nation ou la Révolution.  Maintenant, cette Grande Vérité n’est plus que soi.  Chacun est un Dieu, une Nation, une Révolution auquel il faut se soumettre. Et lorsque ceux-ci finissent par rayonner dans un groupe, ils éclipsent (le croient-ils du moins) tous les autres.

La laïcité pourtant sous le couvert de la Raison est dans sa forme actuelle plus qu’irrationnelle.  D’abord imposée en occident (et ensuite ailleurs) pour écraser la religion dominante pour qu’on puisse intégrer les membres des autres religions, nous sommes dorénavant passé à l’inverse.  Il n’est pas vraiment clair à qui la Charte profite, les Catholiques ou les Athées ? Mais on sait au moins qui elle vise, c’est tout ce qui compte pour certains de ses partisans.

Déjà travaillés entre son patrimoine religieux et sa volonté de se défaire de ses vieilles superstition, le Québécois moyen n’a pas de place pour la « Religion des autres »…

Un chat aussi, car il faut rejoindre les amateurs de chats. Sinon je vais avoir du hate-mail, car j’ai oublié les chats qui sont supposément plus cute que les chiens. Que ne faut-il pas faire pour attirer l’attention sur internet… 😉

Why we fight?

Le pire c’est que toute cette zizanie n’a qu’un effet minime sur la souveraineté et les intentions de vote au PQ. En fait, si cela a un peu amélioré les scores quant à la confiance envers le gouvernement Marois, les votes ne suivent pas et les Libéraux sont encore premier (ceux qui s’énervent avec le dernier sondage CROP donnant le PQ à égalité avec le PLQ devrait lire ceci).   On voit toutefois poindre une légère baisse pour les Libéraux à l’horizon , mais cela est plutôt dû au manque d’expérience, de charisme, de volonté et de compétence de Philippe Couillard.  Voyant que rien ne prend, les péquistes ont fait de la Charte un enjeu qui va dorénavant les définir devant l’électorat. C’est le parti de la sauvegarde de « nos valeurs », qui se tient debout et qui ne se laisse pas faire.  Tout ça, c’est du pathos.  Nous sommes pas capable de le définir, mais on le ressent. Et si je le ressent, bien ça doit être vrai… Nous ne sommes pas malheureusement dans une chambre de hockey, le but ici n’est pas de s’exciter afin d’écraser son adversaire, mais bien d’apporter la meilleure solution possible à des problèmes réels. Pourtant, malgré tout ce qui indique que ce n’est pas une si bonne idée, le gouvernement semble s’accrocher.

Le coup de dé du gouvernement ne paie pas en ce moment. S’il ne cherchait que le pouvoir, il ajusterait le tir, essayerait de trouver une porte de sortie, mais on persiste. Cependant, revenir en arrière sur quelque chose d’aussi prenant émotivement pourrait s’avérer une catastrophe.  Mais nulle part personne ne semble percevoir l’échec. Le « Peuple est derrière nous » crient-ils, « mais le peuple ne vote pas pour toi » lui répond l’écho de la Raison. Devant tout cela, l’esprit de corps prend le dessus et la partisanerie fait son oeuvre.  Plus personne ne veut critiquer la décision et on va l’assumer jusqu’au bout, sans tenir compte des critiques.  C’est ce qu’on appelle en Gestion le « Groupthink ». Pourtant, le Printemps érable devrait rappeler quelques souvenirs et mettre en garde nos décideurs à suivre une telle voie. Mais eux, ce n’est pas pareil, leurs partisans vous le diront…

Le jeu dangereux du PQ qu’en passant la puck au plus conservateurs qu’eux et en minimisant la souveraineté, ils disparaissent avec elle.  L’Annonce la mort du « paradigme » souverainiste-fédéraliste pour être remplacer par celui de la « Majorité Historique » et la « Laïcité Ouverte », n’est en fait que le reflet d’une chicane entre souverainistes progressistes et conservateurs.  En fait, elles sont pour le moment deux visions d’une république qui n’existera fort probablement jamais.

Les fédéralistes ne sont pas mieux, en fait il sont  complètement perdus.  La petite tempête générée par Fatima Houda-Pépin, démontre une grande maladresse des Libéraux à se positionner dans les questions identitaires.  La liberté de choix à tout craindre et le relativisme multiculturel a de la difficulté à rejoindre la base des Canadiens français plus conservateurs.  C’est un fait, les libéraux rejoignent depuis aussi les catholiques, longtemps septiques devant les changements avancés par le PQ qui a toujours trimballé les valeurs issues de la Révolution tranquille.  Paradoxe bien Québécois, les Libéraux sont un peu le parti des religieux, où la neutralité le l’État ne sert qu’à n’offusquer personne.

Certains souverainistes ont cru dès le début dans l’expulsion de Maria Mourani du caucus du Bloc Québécois qui suivait la signature d’une lettre de souverainistes en faveur de la laïcité ouverte, qu’une autre voie allait se  créer.  Mais non, la discussion promise n’a jamais vraiment eu lieu, et tout le monde est rentré gentiment dans le rang.  En ce qui concerne Maria Mourani, elle ne s’est pas mise à la tête de souverainistes contre la Charte.  On s’est rendu compte assez vite, qu’elle a prise cette porte de sortie comme une bénédiction, pouvant dorénavant même remettre en cause sa ferveur souverainiste.  Ce n’était pas question de principe, mais plutôt d’égo mal placé, de vengeance personnelle et d’opportunisme…

Le miroir de ce qu’on veut être

Les professionnels du Marketing l’on vite compris, les gens veulent se sentir dans un milieu qui les revalorise, dans un univers positif où ils peuvent s’épanouir. Les stratèges politiques l’ont aussi compris et on commencé à faire de leur parti (ses anciennes machines qui englobaient tout tel un léviathan) des contenants, des nids douillets aux états âmes les plus divers.  La politique positive, basée avant tout sur des phrases creuses qui n’ont pour but que de toucher l’irrationnel.  Le parti ne t’explique plus, ne sensibilise plus, il te « cruise ».  Ce n’est plus de la désinformation ou de la propagande comme dans les années 30, où il fallait se donner corps et âme à la machine, mais d’adhérer sans rien en retour. Au mariage forcé, on n’a substitué le relation ouverte, ta formation politique c’est une amie moderne, sans réel engagement.  Mais dans ce type de relations, on ne peut pas demander non plus un réel engagement de sa partenaire.  Donc, venez pas réclamer du concret, ou le respect de promesses vagues quand ton influence ce résume qu’à un vulgaire like sur Facebook. Malheureusement,  les réseaux sociaux, s’il facilite les mobilisations contestataires, rend l’adhésion trop facile. C’est-à-dire que les politiciens ont un moins grand chemin à faire pour aller chercher ton vote, juste de te paraître agréable, intéressant. Plus besoin de trouver le programme politique comme viable. J’aime bien la photo sur son wall ou le video qu’un de mes amis à partager,  me voilà un sympathisant à une cause et ça paraît bien auprès du monde que je ne connais pas vraiment… C’est facile, mais ça ne donne pas grand chose.  De là, l’apparition de veudette politique, de contenant vide, d’insignifiants personnages qui manient cependant la communication et qui savent s’entourer des bonnes personnes.  Barrack Obama est un cas exceptionnel, car il sait manier aussi bien le contenant que le contenu, mais le contenu déçoit les Américains quand même.  Ici, les cas de Justin Trudeau et de Mélanie Joly sont frappants, et que dire de tous ces journalistes et personnalités médiatiques qu’on repêche à la pelle, pendant ce temps les projets de sociétés sont remis à plus tard… Ce qui fait que le vide entraine encore plus de vide, ce qui agrandit le cynisme et le manque de confiance envers nos institutions démocratique.

Ne pouvant avoir ce que l’on désire, que fait-on ? On se positionne en tant que victime.  Pour être une victime aujourd’hui, il ne s’agit plus d’avoir subit un dommage ou une injustice, mais de ne plus être reconnu comme l’on le désirerait .  Il y a des gens qui sont des victimes, des vraies, et qui vivent un enfer.  En politique toutefois, la victimisation permet de justifier des systèmes oppressifs et des actes de violences, car par cette désignation ils deviennent des actes de légitime défense.  Une société qui a la victimisation facile, en vient à avoir l’extrémisme facile, ce qui ouvre la porte à l’Autoritarisme.  La victimisation est efficace, car elle dessine un monde simple, mais cette construction du réel déformé amène des réponses inadéquates.  L’adversaire n’est plus un ennemi, mais un bourreau.  Ce n’est plus un lutte à finir qu’il faut accomplir, mais un acte de justice, pour ne pas dire de vengeance.  On satisfait alors les sentiments de la personne qui a vécu un affront ou une humiliation, mais aucune solution viendra totalement satisfaire cette « souffrance ».

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Car il n’y a pas juste les chats et les chiens qui ont le droit d’être déprimés…

Ça va mal !

De là toute ma grosse déprime, car pour assurer un une cohésion sociale et décideurs et des partis de plus en plus vides (pour ne pas dire insignifiants) s’emploient à rendre le monde plus simple, à tout mettre dans des catégories POUR/CONTRE, et les gens s’y rattachent avec un empressement démesuré.  Il évident de voir que le monde change et que cela effrait la majeure partie de la population.  Tout d’abord la Guerre contre le terrorisme qui nous a sortie du rêve libéral » de la fin de l’Histoire », où est apparu devant nous un monde autant cruel que complexe.  Mais c’est la crise de 2008 qui a tout chamboulé, avec l’apparition des mouvements Occupy, et ensuite chez nous du printemps Érable propulsé par les réseaux sociaux.  Pourtant, cette résurrection du radicalisme de gauche n’est que la conséquences de domaines de financiers et politiques corrompus et uniquement voués au développement économique.  N’ayant pas le temps d’analyser le monde, on se réfugie dans explications simples, dans nos sentiments, car pour cette Réaction nouveau-genre, s’ils abandonnent leurs idéaux d’antan c’est que tous ce qu’il  leur permettait de le comprendre  est en train de disparaître.  Ce qui construisait si habillement l’Opinion publique perd de son importance.  Aujourd’hui, tout semble se faire par les individus eux-mêmes, le prémâché n’est plus, car tout peut être automatiquement contre-vérifié.  Avant, les gens se rassuraient, car ils croyaient qu’on s’occupait d’eux; maintenant ils se rassurent, car ils ont l’illusion qu’ils contrôlent une partie de l’élaboration de l’opinion publique.

Toutefois, la gauche a de la difficulté a rejoindre tous ces individus écœurés du système et voulant changer le monde. Leur plus grande critique est qu’ils sont déconnecté du monde ordinaire, de la réalité du quotidien et qu’ils sont que des « pelleteux de nuages ».  Dans le cas de la Charte, lorsqu’un intellectuel prend la parole ses propos sont souvent rejetés automatiquement, car ils seraient élitistes, le produit d’une gauche caviar qui n’a jamais connu la misère et qui profite du travail des autres pour se donner une condition sociale très enviable.  L’intellectuel ou le militant de gauche ne se préoccupe pas du sort des « gens ordinaires », ce qu’ils leur importe c’est leur théorie… Ce qu’ils vivent au jour le jour, ne semble être très important à tous ces grands esprits.

Ils n’ont pas tout à fait tort, mais l’idée de croire que vous seuls êtes aptes à savoir ce que vous voulez est peut-être le meilleurs moyen de contrôle de la population qui a été imaginé à ce jour.  Je ne ferai pas ici l’histoire des Relations Publiques (vous pouvez en avoir une bonne idée ici), mais mettre de côté toute critique des choix que l’on fait tous les jours, que de croire que notre jugement est nécessairement le meilleur dans les situations qui nous concernent et que ces choix sont rationnels et pleinement justifiables sont des inventions qui n’ont jamais été personnellement innées.   En fait, l’individu a été entraîné socialement à croire que son choix purement émotif est avant tout un choix rationnel et pleinement conscient.

« Je le sais ce que je veux », malheureusement non.  Tu peux le savoir, mais cela demande un très grand travail d’introspection et de recherche, et même là, ce n’est pas sûr que tu vas trouver la réponse.  Mais bon, ce n’est pas la fin du monde… Pour t’acheter des souliers, une auto ou du détergent, on ne va pas virer fou. Cependant, lorsqu’on veut imposer une Chartes des Valeurs, ta réponse ne doit pas être là même que pour un parfum en spray qui sent le chimique ou un Rotato.  Sauf que,  lorsque t’as toujours choisit de la même façon, sans vraiment réfléchir, l’émotif prend le dessus et il n’y a plus rien à faire pour que tu changes d’idée…

Tu bucks, et moi je déprimes… 😉

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En prime : la très malcommode Bulle, chihuahua de ma sœur, qui est  autant déprimée que moi de la situation…

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