Archive | mars, 2014

Ma réforme du scrutin au Québec

30 Mar

Chacun ses hobbys, certains collectionnent les timbres, d’autres font de l’escalade… Moi bien je réforme notre mode de scrutin, notre régime et notre système politique… (

Le texte est écrit en style note et d’autres billets devrait ressembler plus à des chapitres de livres.  Mais la proposition me semble intéressante. Veuillez me faire des commentaires ou me poser des questions si le cœur vous en dit…

Le texte s’adresse aux personnes qui ont des bases en institutions politiques, surtout les institutionnalistes.  pour ceux qui ne le savent pas les institutionnalistes sont des genres de fans de Star wars, mais au lieu d’aimer Star wars, bien ils aiment les institutions politiques… je sais c’est wierd, mais tsé y’a du monde qui veulent que leur partenaires se déguise en clown, faque qui êtes vous pour juger…

Bonne réflexion… 😉

Repenser le « chaque vote compte »

Lorsque nous pensons au vote en tant que concept, nous le percevons comme étant l’ultime expression de notre citoyenneté.  Il s’agirait du plus important message que nous envoyons à nos décideurs, une information regroupant l’ensemble de nos préoccupations, le seul choix nous résumerait plus que tout autre chose.  Cela est évidement loin de la vérité, ce choix unique que fait l’électeur lors d’une élection québécoise ou fédérale réduit ses opinions et ses idées, à sa plus simple expression.  Si ce choix est simple à faire, il n’est pas représentatif.  Le vote n’est pas un choix limité, fixe, établi, défini, simplifié – il ne faut pas être en osmose avec son vote. On vote car c’est le meilleur choix selon les circonstances.

Même si tous les votes « comptaient », comme dans une proportionnelle, ce vote diminuerait d’autres éléments.  En particulier, les réalités régionales, occupation du territoire.

Scrutin doit répondre au système/régime, mais aussi aux particularités nationale, régionale, locale, refléter les conflits qui font une nation ce qu’elle est, mais aussi influe un mouvement de solidarité nationale. Que dans tous les conflits, nous faisons un tout. Que ces conflits nous construisent en tant que corps politique.

 

Les partis politiques sont une partie du problème

Les partis politiques, cherchent un jeu politique le plus simple possible : Argent, Vote, Pouvoir. Est une entité propre, fonctionne un peu comme une compagnie privée, cherchant avant tout sa propre conservation.

Les partis sont à la fois trop englobant et trop restreint, chef surpuissant qui décide tout et prend toute la place, l’image des partis se réduit à leurs chefs. Séparation exécutif/législatif. Députés manquent d’indépendance et d’Autonomie.  Volonté nationale est réduite à celle du parti au pouvoir.

Système de coalition, faux débat, pas de changement. Distribution de portefeuille, Élite en place, renouvellement pénible, illusion d’instabilité, renforce encore plus les équipes autour des chefs. Bon système dans les petits pays homogène et densément peuplé.

Ce que le Québec a besoin : les 4 équités

Équité Villes/Rural

Équité National/local

Équité Exécutif/Législatif

Équité Hommes/Femmes

L’État doit être le reflet des aspirations collectives du Peuple. Pour se faire, les institutions qui forme cet État doivent être conçue pour améliorer la situation, influencer la société positivement.

 

Ce que je propose

Chambre unicamérale, exécutif séparé régime présidentiel, scrutin mixte…

  • 62 députés élus scrutin proportionnel
  • 63 députés élus scrutin uninominal à 2 tours

Mandat long, s’il n’y a pas de financement privé (ou évite d’avoir besoin continuellement d’argent), laisse la conscience agir, travaille pour sa circonscription, mais permet de s’en départir lorsque les circonstances le demandent.

Juger séparément le Premier ministre, le Parti, et le candidat, voter pour « l’Homme », celui qui représentera mieux notre circonscription.

Proportionnelle, renouvelable aux 3 ans (mi-mandat) permet d’envoyer un message aux décideurs, sans trop chambarder la composition de la chambre.

  • La proportionnelle doit être Nationale, Régionale mauvais, pas adéquat pour le Québec, surtout qu’il y a des Régions moins populeuse. Proportionnelle doit être l’expression d’une unité nationale.

2 tours : éviter les sautes d’humeur et l’hystérie collective. Permettre aux électeurs d’ajuster son vote. « Lemon Law », le syndrome du dimanche matin. 2 tours au scrutin uninominal, éviter les poteaux… qui jouent la campagne nationale…

  • Il faut présenter au moins 35 candidats dans les circonscriptions pour avoir une liste proportionnelle à l’élection et la suivante de mi-mandat, dans trois ans.

Voici un tableau exposant le nombre de circonscriptions dans chacune des région du Québec, n’est qu’une suggestion, seulement pour vous donner une idée de grandeur…

Régions Nombre de circonscriptions suggéré Nombre actuel (sur 125)
Abitibi-Témiscaminque 2 3
Bas-St-Laurent 2 3.5- 4*
Capitale-Nationale 5 11
Centre-du-Québec 2 3.5 – 4*
Chaudière-Appalaches 3 6.5 – 8*
Côte-Nord 1 1.5 – 2
Estrie 3 6
Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine 2 3
Lanaudière 4 7-8*
Laurentides 4 8-9*
Laval 3 6
Mauricie 3 5
Montréal 13 28
Montérégie 12 [1] 22.5-23*
Nord-du-Québec 1 1-2
Saguenay-Lac-St-Jean 3 5

 

* Le nombre indiqué est le nombre de circonscription « complète » dans la région vs le nombre de circonscription se retrouvant dans la région.  Les circonscriptions touchant 2 régions, quelque soit la proportion sont calculées comptant pour 0.5 dans la région. De là, des écarts assez grands dans certaines Régions.
 [1] Le nombre de la Montérégie est plus élevée que sa proportion réelle, afin de tenir compte des régions rurales.

Le « Bonus »…

Principe d’égalité hommes/femmes dans la représentativité… 63 circonscriptions/62 proportionnel –  63 femmes/62 hommes…

Liste nationale viens équilibrer le résultat – disproportion hommes… le total du caucus, c’est-à-dire, addition députés nationaux/députés de circonscription, doit être à l’Assemblée nationale de chacun des partis doit être égalitaire composé 50/50 hommes – femmes .si 10 hommes, 5 femmes élus dans circonscriptions et 15 dans proportionnel, ces derniers doivent envoyés 10 femmes et 5 hommes à l’assemblée nationale.

Les candidats sur la liste doit attendre une semaine…

 

Comment on vote ?

On doit voter pour, le meilleur Premier Ministre, le Meilleur Programme, Le meilleur député pour son comté.

La première fois on vote avec son cœur, la deuxième avec sa tête.

Au premier tour, on vote (4e semaine) :

–          Le candidat au poste de Premier ministre de son choix, parmi tous les candidats présenté par les partis politique (si un candidat a 50 %+1 du vote, il est élu).

–          Vote pour choisir une liste de 62 candidats  (scrutin proportionnel – seuil de 5%)

–          Vote pour député dans sa circonscription, un candidat parmi tous les partis qui décide de présenter un candidat dans la circonscription ou candidat indépendant (si 50 %+1 des électeurs, représentant 25 % des inscrits, il est élu).

Au deuxième tour, on vote (5e semaine) :

–          Le candidat au poste de Premier ministre, parmi les 2 premiers au 1er tour.  Ceux qui ont eu les 2 meilleurs scores, le plus de vote.

–          Vote pour député de circonscription, ceux qui ont le plus de vote, les 2 premiers ou si tu as eu un nombre de vote représentant 12,5 % des électeurs inscris.

 

Alors vous en pensez quoi ?

 

Si nous étions dans le bipartisme : mieux comprendre le vote stratégique

26 Mar

Partout le PQ parle de division du Vote, et de la majorité volée par QS… comme l’indique cette image qui parcourt les Médias Sociaux :

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Ayant travaillé (comme bénévole) pour le PQ lors de l’élection de 2012, j’ai été de ceux qui furent grandement déçus par cette même division du vote qui coûta une majorité au Parti Québécois.  C’est très frustrant pour un péquiste, lorsque quelqu’un se prétend souverainiste ou fièrement indépendantiste, votera de tel sorte que son vote entraîne la victoire d’un libéral.

Cependant, il faut être juste. Si un mouvement de votes stratégiques irait d’un côté, on peut s’attendre à ce que le même effet se face chez nos adversaires. C’est pourquoi je me suis demandé ce qu’il se passait si nous étions dans un mode où le vote stratégique ne pouvais pas s’appliquer, car nous aurions seulement que 2 choix : Souverainistes ou Fédéralistes.

 

Pour cela, j’ai utilisé cette projection de Too close to call.  Je sais qu’il y a eu un nouveau sondage, mais Jean-Marc Léger lui-même a minimisé les résultats en apercevant une hausse du PQ dans les derniers jours et de toute façon mon but était de savoir où était les comtés assurément souverainistes et fédéralistes, et les comté qui pouvait « changer de main ».

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Il y a donc au Québec (en ce moment) :

78 comtés fédéralistes (PLQ+CAQ) avec 10 comté pouvant changer de main.

47 comté souverainistes (PQ+QS+ON) avec 11 comtés pouvant changer de main.

Donc dans un système bipartite les fédéralistes aurait assurément entre 68 et 89 comtés, et les souverainistes entre 36 et 57 comtés… On peut dire que le Québec est actuellement fédéraliste et les chiffres des comtés reflètent le % d’adhésion à la Souveraineté du Québec (environ 37 %).

C’est pour cela que le PQ a absolument besoin des tiers partis pour espérer accéder au gouvernement. Sans  l’ADQ et la CAQ, le PQ n’aurait jamais pu accéder au gouvernement lors des dernières années.

Beaucoup de circonscriptions où des souverainistes ont actuellement l’avantage tomberaient du côté fédéraliste dans un système à deux partis :

Blainville (majorité faible)

Champlain (majorité faible)

Charlevoix-Côte-de-Beaupré (majorité faible)

Drummond-Bois-Franc

Groulx (majorité faible)

Johnson

Laval-des-Rapides (majorité faible)

Montarville

Saint-Hyancinthe (majorité faible)

Saint-Maurice (majorité faible)

Sainte-Rose

 

La seule circonscription qui passerait du côté fédéraliste au côté souverainiste est Laurier-Dorion et cette circonscription est clairement souverainiste (environ 57 %).

 

L’étude de ces chiffres nous en dit long sur la stratégie du PQ lors de la campagne électorale et des derniers 18 mois qu’il a passé au pouvoir.

Le PQ n’a surement pas choisi une alliance avec les autres partis souverainistes, car il a calculé que celle-ci ne donnerait rien, prévoyant sûrement un ressac fédéraliste vers le PLQ pour contrer la menace d’un référendum. Avec l’état de l’électorat qu’il avait devant lui, il était plus profitable de passer pour étant « de droite et fédéraliste », du moins « plutôt de droite et moins souverainiste ». Ce n’est pas l’enthousiasme Montréalais, où deux partis souverainistes cohabitent et peuvent se concurrencer qui allait donner les sièges nécessaires à une majorité.

 

Québec Solidaire a besoin du Parti Québécois pour progresser.

Beaucoup de facteurs peuvent expliquer la progression du vote chez Québec Solidaire (milieu urbain, immigration, scolarité, niveau de syndicalisation, etc.) Cependant, si on regarde les chiffres absolut de QS, ce n’est pas des plus impressionnants, (on monte lentement dans le 3,4,5,6 % et peut-être 8-9 % pour la prochaine élection), mais chacune de ces hausses semblent créer un mouvement de panique chez le PQ.  Plus qu’il  y a de souverainistes dans un comté, plus qu’il tendent à voter pour Québec Solidaire, si ce comté est entouré de d’autres comtés souverainistes ou fortement souverainistes, on peut avancer qu’il tombera prochainement , si ce mouvement est continu, dans les mains de Québec Solidaire. Je crois que cette hypothèse mérite certainement d’être étudié en profondeur.

Québec Solidaire travaille comme un micro-organisme qui se forme en se détachant du PQ, en vole quelque force vive, mais est capable de s’accroître en intégrant les particules libres divaguant dans son environnement et que le PQ n’est pas habilité à digérer. Bref, si QS vole des votes souverainistes, il en créé aussi.  Lorsque les souverainistes ne se retrouvent pas en mode « défensif », ils créent de nouveaux souverainistes… Et cette progression, semble due en grande partie à Québec Solidaire.  Cependant, ce mouvement créer plus de souverainiste là où il y en a déjà, mais frappe un mur lorsqu’il arrive en territoire fédéraliste.

Cependant, Québec Solidaire semble incapable de générer une force suffisamment puissante pour renverser un parti fédéraliste au pouvoir.  Partout, il créé le même phénomène, pompe le vote PQ et une partie de celui de la CAQ, dont l’autre portion disparaît dans le giron du PLQ.  Où il n’y a pas de PQ, il ne peut y avoir de député de Québec Solidaire.  Cet organisme est fragile et doit être protégé en quelque sorte par le PQ, pour assurer sa « survie ».

 La relation de co-dépendance entre le PQ et QS se résume comme suit :

Pour avoir une majorité (sans atténuer ses principes), le PQ doit augmenter l’adhésion au projet souverainiste.

QS semble être le nouveau générateur (ou du moins un nouveau générateur) d’adhésions au projet souverainiste.

QS a besoin du PQ pour lui assurer un terreau fertile où se développer.

 

Les différences de motivation d’un vote PQ ou QS

On peut avancer que de voter PQ est un vote de préservation (défensif), tandis qu’un vote QS est un vote d’affirmation (offensif).

La Souveraineté se redéfinie petit à petit pour des « valeurs » et non contre quelque chose ou pour protéger ce que nous avons déjà.  pour QS, même si son poids est encore minime. il pousse le PQ vers d’autre territoire pour lui assurer de « s’implanter » dans d’autres circonscriptions. Le problème, c’est que cela force le PQ d’essayer de plaire à un électorat répondant plus aux questions identitaires que constitutionnelles, et voyant d’un mauvais œil le partage de la richesse.

Métaphysiquement, Mercier, Gouin et les autres comtés « prenables » par QS vivent déjà dans un Québec indépendant.  Voter Solidaire y renforce peut-être une fuite en avant ou, d’un autre côté, redonnerait aux souverainistes l’utopie perdue dans le recentrement du PQ pour aller chercher du vote fédéraliste.

Toutefois, le Mouvement ne peut pas être continuellement en mode défensif, là où le discours et les actions de « préservation » n’ont pas de sens pour les électeurs, entourés de leurs semblables « de toutes formes », il doit alors affirmer quelque chose de positif.

Le PQ, QS et ON doivent créer un engouement souverainiste et non aller vers le discours de la peur.  Il doit proposer des réformes qui sauront plaire à l’électorat assiégé de l’esprit du fédéralisme.  Ce que les gens réclament, c’est de l’Intégrité tant à gauche qu’à droite; un système honnête qui abattrait les privilèges dans les domaines corporatistes, financiers, syndicaux, religieux et linguistiques.  Une République républicaine, quoi… Mais n’est-ce pas là tout le discours faussement progressiste de la Charte, et également le refus de collaborer entre partis souverainistes dues qu’un de ceux-ci doit plier aux exigences de la réalité.  Si la peur doit cesser et l’intégrité triompher, il faudra avant tout, que l’on arrête un jour de vouloir faire des gains au détriment de l’autre…

Le futur c’est beau, mais on vote Comment le 7 avril ?

bouah ! je ne sais pas trop… y’a rien de scientifique là-dedans, le vote… Faut suivre sa conscience, mais si votre conscience est indécise, laissez-moi vous éclairer avec une parabole basée sur le Baseball.

Vous êtes au marbre, le lanceur n’est pas redoutable, mais constant.  Il vous envoi de bonnes balles, si vous frappez prudemment vous êtres presque sûr de faire un coup sûr, mais si vous mettez un peu plus de force vous pourriez peut-être faire un coup de circuit. Vous devez choisir :  être prudent ou téméraire. Tout dépend de votre moyenne au bâton dans votre circonscription et du lanceur « fédéraliste » qui se trouvent au monticule.

Alors vous faites quoi ?

Grosse Annonce : Que dira Pauline au débat ?

20 Mar

Ça l’Air que Pauline va faire une GROSSE annonce au débat ce soir ! Le suspense est intenable ! Voici mes prévisions :

1) J’ai signé un contrat de disques avec Quebecor, mon album sortira le 8 avril.
2) ah pis d’la marde, Fuck la Charte !
3) hier, j’ai signé ma carte de membre de Québec solidaire, je me reconnais plus dans le PQ…
4) Le vais compléter mon changement de sexe d’ici peu, il faudra désormais m’appeler Paulin, mon conjoint et ma famille accepte mon choix…
5) Oui y’a eu un deal entre mon mari et la FTQ, on a même des photos, mais Arthur Porter était là, et Philippe Couillard tenait le kodak !
6) Durant les 15 derniers mois j’ai été kidnappée par un groupe radical de Nationalistes Conservateurs, et on m’a remplacée par un robot, je ne peux pas croire tout ce qu’on a pris comme décision durant mon absence !
7) Dans le ‪#‎MarcArcandWorld‬, la Loi des hommes ne s’applique pas !

d’Autres suggestions ?

Élections : le message ne passe pas !

19 Mar

Chers partis politiques vos pubs télé sont nulles :
QS : on dirait de la propagande bolchévique filmé par le cousin du beau-frère de Eisenstein
PQ : sérieux, Pauline qui marche vers nulle part sur de la grosse basse, je suppose que Yves Desgagné a voulu faire un hommage à Tarantino et à Podz en même temps…
PLQ : On est en 2014, pas en 2004… Couillard qui blaste, rien de positif
CAQ : On se demande toute c’est quoi cette pub là, et puis c’est Legault qui parle du nez, sur un fond blanc… ouin…

Bon 1. Arrêtez de faire parler vos chefs… votre « produit » c’est les idées, le changement, l’espoir d’un avenir meilleur, pas la face de votre chef qui chiale…

tsé Obama, sa face, mais il ne disait pas Yes we Can devant un fond blanc ou devant un auditoire captif et muet !

2.Vous voulez savoir c’est quoi la pub que tous les Québécois se souviennent ben la voilà :

sinon c’est les pancartes du Oui en 95

Le Chef yé où là-dessus ??? hein ??? La mesquinerie ???

Avis à tous : d’autres exemples, de d’autres parties, d’autres élections ?