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Diversité et démocratie

16 Avr

La fin du néo-libéralisme n’entraînera pas la fin du «Multiculturalisme» et de la mondialisation. De plus, vouloir restreindre la diversité dans nos sociétés au nom du respect de la démocratie et des droits universels ne peut que les affaiblir.

L’origine de la diversité 

Les façons de concevoir la diversité au sein des démocraties libérales se sont grandement transformées au cours de l’histoire, mais la diversité telle que vécue aujourd’hui est le produit des politiques de Multiculturalisme implantées depuis les années soixante. Les États-nations d’alors, aux prises avec la montée des mouvements sociaux des minorités, ont adopté des régimes de citoyenneté permettant de reconnaître des différences, sans pour autant remettre en question le pouvoir de la Majorité. Au Canada, ces politiques étaient des réponses au mouvement souverainiste québécois et aux revendications des peuples autochtones qui étaient dorénavant reconnus de la même façon que les communautés issues de l’immigration.

On peut dire qu’en reconnaissant tout le monde, la reconnaissance n’a plus vraiment de valeur et en ne faisant pas de concession aux groupes nationaux minoritaires, la domination ethnique était ainsi maintenue.

Car reconnaître les Italiens, les Ukrainiens, les Polonais, les Haïtiens, les Pakistanais, etc. dans le Canada de Trudeau père, ça remettait quoi en question? À part aider les libéraux et prévenir la séparation du Québec, les groupes minoritaires n’avaient que des bénéfices marginaux.

Mais le multiculturalisme n’est pas entièrement mauvais, il permet à des individus et des groupes vulnérables d’avoir des moyens pour se défendre de l’abus de la Majorité.  Il donne une valeur à l’individu quelque soit son origine, son genre, son orientation sexuelle, en plus de l’aider à faire partie de la communauté politique si nécessaire à la démocratie.

Nous sommes actuellement à la croisée des chemins au niveau de la reconnaissance identitaire. La réaction des nationalistes conservateurs est du même ordre que la réaction économique, elles sont liées au refus de participation, ou du moins au refus de participation significative des gens « vulnérables », des minorités qui grâce aux politiques de multiculturalisme ont pris pleinement possession de leur place dans l’espace public.

Aujourd’hui, on peut passer outre les canaux officiels et prendre sa place. Toute cette reconnaissance s’est implantée dans la structure sociale et a forgé l’identité nationale, donnant au plus jeune une plus grande ouverture à ces différences.

La diversité, c’est le multiculturalisme où tous participent pleinement selon ses envies et ses capacités (comme les carrés rouges), sans entraves d’institutions qui voudraient la contrôler. Ni État, ni religion, ni entreprise privée, ni médias; c’est le régime de citoyenneté des citoyens, pour les citoyens, par les citoyens.  La véritable démocratie participative ne passera pas par l’économie, mais par l’identité. En gros, il faut savoir ce que l’on est, avant de savoir ce que l’on va faire…

L’Autoritarisme à la Trump s’est imposé, car certains voyaient dans la diversité une menace à leurs acquis économiques. D’un autre côté, toutefois, la diversité à la Trudeau fils propose une reconnaissance, mais sans pour autant remettre en question l’ordre établi.

Une nécessité économique

Les Réseaux sociaux peuvent être perçus simultanément tant comme des outils de contrôle que de libération.  Le marketing à l’ère du 2.0 permet désormais de mieux définir les individus, de comprendre leurs envies, leurs opinions et leurs comportements. Pourtant, ceux qui semblent le plus faciles à contrôler avec ces nouveaux outils de communications, ceux sont qui les rejette le plus et qui les utilise avec le moins d’habiletés. Entre d’autres mots, dans les réseaux sociaux comme dans les autres domaines, « le savoir c’est le pouvoir».

On a désormais plus de chance de vendre un bien ou un service à quelqu’un en le faisant participer, en l’intégrant dans une communauté de personnes ayant les mêmes goûts et les mêmes valeurs. Un même produit pourra même être décliné en plusieurs marques qui auront une image plus adaptée à chacune de ces communautés, c’est ce qu’on appelle la segmentisation.

Sauf qu’une identité nationale forte, basée sur la participation peut contrer ses divisions qui agissent au sein d’une société et c’est de ça que le Marché a peur…

Réalisme identitaire

Les échanges économiques ont emmené des échanges culturels entre individus. Nous ne formons pas pour autant une même famille. Nous sommes tous dans la même piscine, mais on reste entre amis, chacun dans notre coin.

La langue et la culture sont les seules véritables frontières du XXIe siècle. Les autres frontières, archaïques, doivent être redéfinies.

De son côté, l’autodéfinition multiculturaliste est en quelque sorte une erreur.  Pour participer, il te faut les outils pour échanger avec les individus et les institutions. Si dans un Marché, il faut de l’argent et évidemment ceux qui en ont moins sont désavantagé, il en va de même avec ceux maitrisant le mieux la langue et les codes sociaux dans la société auxquels ils se retrouvent.

Il n’y a personne qui choisi de se placer en position de vulnérabilité, si c’était qu’un choix rationnel, tout le monde prendrait l’identité de la Majorité, au lieu de perdre temps et énergie à faire valoir ses droits collectifs.  Tu ne choisis pas une identité, tu l’acceptes, tu te rends à celle-ci. Le seul véritable choix avec une identité, c’est d’en renier une…

C’est l’erreur des démocraties libérales que de se définir que par des droits individuels. Il est vrai que sans droits universels, il ne peut y avoir de démocratie. Toutefois, sans culture, sans langue commune et identité nationale, on ne peut pas exercer les droits universels qui font une démocratie.

Imposer une langue n’empêche pas de conserver celle que l’on utilisait auparavant, en plus qu’elle permet à ceux qui l’apprenne de mieux s’intégrer à sa société d’accueil et d’échanger avec ses nouveaux concitoyens.

Oui, on peut protéger des valeurs, mais ces valeurs ne peuvent être culturellement exclusives. Pour être conforme à l’idéal démocratique, toute «Charte des Valeurs» se doit de respecter les libertés individuelles ainsi que d’avoir des institutions publiques qui permettent à ces mêmes libertés individuelles de s’exprimer. C’est là toute la différence entre protéger une langue et protéger des valeurs.

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Post-vérité : la peur comme besoin

9 Avr

Dans ma réflexion sur le printemps Érable, j’ai sous-estimé la capacité des plus vieilles générations de se servir des nouveaux outils de communications. Cependant, on peut remarquer qu’ils n’utilisent pas les réseaux sociaux comme l’ont fait les carrés rouges, par exemple.

Le capitalisme est malin, sa capacité d’adaptation est une de ses plus grandes forces.  Des entreprises ont vu là un outil de manipulation des masses (l’expression semble un peu forte, mais c’est exactement ça) et en ont profité. Le Brexit et l’élection de Donald Trump ont changé la donne au niveau stratégique avec l’utilisation des Fake News.

La communauté participative

Auparavant, la communauté politique était une communauté d’échange où les relations « économiques » prévalaient. Les électeurs votaient ou militaient pour le parti qui répondaient le plus adéquatement à leurs besoins, habituellement d’ordre matériel. L’information était contrôlé par des institutions, tels les partis politiques, les Médias, les communautés religieuses, les syndicats, qui exerceraient une autorité sur les individus. En bref, on offrait un choix aux électeurs qui décidaient au mieux de leur connaissance, souvent influencés par les rapports de force au sein de leur milieu social.  Les individus composaient des blocs assez homogènes et stables au niveau de leur nombre, rendant la joute politique assez prévisible.

Aujourd’hui la communauté politique est participative. Tout le monde est désormais producteur de contenus, qu’ils soient d’ordre économique, politique, médiatique… Et ces nouvelles structures amènent de nouvelles normes «sociales».

Cependant, cette production de contenu ne se fait pas dans le monde «réel», mais dans un espace virtuel, les réseaux sociaux, dans une communauté parallèle à l’ancienne communauté d’échange qui n’a pas encore été totalement remplacée.

Si dans la réalité la diversité n’a pas encore été pleinement acceptée il en est tout autre dans le monde virtuel, où tout le monde peut produire de l’information, des produits culturels, de l’opinion et trouver d’autres individus qui vont l’accepter pour la diffuser à son tour, créant ainsi une nouvelle communauté « virtuelle ».  Évidemment, une telle façon de faire va entraîner une diversité et une multiplication des reconnaissances dans ce Nouveau Monde virtuel…

Entre autres mots, la diversité entraine une obligation d’une reconnaissance.  Par contre, la diversification des communautés ne signifie pas pour autant que celles-ci sont ouvertes et amèneront plus de tolérance au sein de la société.

Tu agis dans une communauté ouverte, tant et aussi longtemps que tu participes et que tu n’empêches personne de participer… Soustraire des individus à la participation, dans une «communauté participative», c’est inéluctablement pousser cette communauté à vouer un culte au mensonge.

Nécessité d’échanger dans un climat sain

C’est quelque chose que la plupart des universitaires comprennent, nous formons une communauté de recherche.  La critique, le débat, la démonstration que l’on fait a tort fait avancer le groupe.  Dans une telle dynamique , il y a une différence entre le chercheur et la personne.  On peut louanger les recherches de quelqu’un que l’on déteste, et d’un autre côté fortement critiquer les conclusions de notre meilleur ami, car on doit se concentrer uniquement sur «l’oeuvre».  En bref, on tire sur le message, pas sur le messager.

La plupart du temps, on ne débat pas sur les réseaux sociaux avec la société dans son ensemble, mais plutôt dans un groupe composé de gens partageant essentiellement les mêmes valeurs que nous, où la surenchère fait avancer les idées les plus radicales, poussant à délaisser le rationnel au profit des émotions.

On peut être en désaccord avec des idées, on peut même haïr certaines d’entre elles, mais il ne faut pas pour autant tenir des propos haineux ou agir violemment envers ceux qui les proposent. Ce n’est pas parce qu’une personne écrit quelque chose avec quoi nous sommes en désaccord ou qui nous heurte violemment, que tout son matériel est non pertinent ou qu’elle est une folle enragée…

Nous sommes sur les réseaux sociaux un avatar, un personnage public. Pour que le débat reste sain, les gens doivent savoir sur nous seulement ce qui est pertinent au débat dans lequel on s’inscrit.

Sauf que les gens d’extrême-droite n’agissent pas comme ça… Ils forment une communauté d’émotions; ils sont fans de haine, comme des jeunes filles sont fans de Taylor Swift (malgré que les suprémacistes blancs sont aussi d’avides fans de Taylor Swift… pour une raison qui me dépasse). Ils agissent de façon anonyme en tant que trolls, ne distinguant aucunement la sphère publique de la sphère privée, par l’acharnement et l’intimidation.

Le vrai coupable

Auparavant, les individus étaient disciplinés par les structures sociopolitiques. Dans les démocraties libérales, les discours haineux étaient découragés par l’État, les médias ainsi que par les Élites.  Les individus étaient foncièrement passifs, même dans la révolte le message provenait d’une entité extérieure. Ce genre de révolte peut être attribué aux «Radio poubelles» qui s’inscrivent dans un courant alternatif. Si elles pouvaient jeter des flots de haine et peuvent avoir été des précurseurs de la montée des mouvements d’extrême-droite actuels, elles ne sont que des entreprises commerciales, visant un style de vie de «white angry men» pour faire du profit.

Ce sont les réseaux sociaux qui ont façonné ces nouveaux groupes d’extrême-droite, de la même façon qu’ils ont créé les carrés rouges. Et ce qui est arrivé durant le printemps Érable, c’est une tentative d’imposition dans la réalité d’un projet né dans un espace virtuel.

Au-delà des propos démagogiques et des controverses médiatiques, tout va passablement bien au Québec, les changements qui doivent avoir lieu sont de l’ordre des ajustements. Par contre, lorsque tu t’es abreuvé quotidiennement de fausses nouvelles t’annonçant catastrophe sur catastrophe, tu veux voir cet état de fait dans la réalité. Et lorsqu’un candidat, comme Donald Trump, propose des actions radicales à des problèmes qui n’existent pas réellement, les gens qui y croient vont appuyer ces actions avec un enthousiasme démesuré.

Nous avons dorénavant un besoin toxique de certitude dans un monde qui se fragmente de plus en plus.  Cependant, la seule certitude qui a une réelle valeur n’est même pas certaine, car elle peut être remise en question par des faits vérifiables. S’abandonner à assemblage de faussetés même si cela nous réconforte n’est évidemment pas une solution.

Critique constructive du Multiculturalisme politiquement correct

16 Mai

Le multiculturalisme est devenu l’idéologie dominante dans les sociétés occidentales, il est en quelque sorte l’application politique du « politiquement correct ». C’est à dire, un régime doux et caressant visant à ne heurter personne.  Auparavant, le Multiculturalisme était plus un constat sociologique qu’une politique initiée par les Élites. Et ne vous trompez pas, je suis totalement d’accord avec le Multiculturalisme lorsqu’on réfère à lui dans le sens de « Pluralisme », la société pluraliste c’est bon pour la démocratie.  Cependant, le Multiculturalisme a intégré peu à peu les préceptes du politiquement correct, lui enlevant du même coup toute son essence réformatrice.  Dans le contexte actuel, le Multiculturalisme est devenu le gardien du statu quo sous un masque de progressisme.

On voit deux chemins pris par les États lors des vingt dernières années, le premier est un capitalisme autoritaire concentré uniquement sur la croissance économique et où les droits fondamentaux n’ont plus une grande valeur.  L’autre voie est celle du multiculturalisme, on impose un contrôle de la population sous couvert du respect de l’intégrité des plus vulnérables, toujours en fonction des droits, en oubliant trop souvent la situation socioéconomique des individus.

C’est un peu ce que la « culture du politiquement correct » essaie de gommer, souvent très maladroitement. En bref, elle essaie de ne heurter personne dans un régime où l’on ne peut plaire à tout le monde. Car ce n’est pas les gens insatisfaits qui manquent… Au-delà des « accommodements », il existe une source de tensions bien plus grave,  les inégalités sociales. Inconsciemment ou non, on essai d’éviter cette question dans les lieux officiels du pouvoir, en essayant de faire croire à tout le monde que « tout va bien », « tout le monde il est fin », « tout le monde il est gentil »… baliverne !

C’est alors que provient une critique assez virulente du polititcly correct, face à cette culture politique artificielle, on se met à frapper sur des commandements tout aussi artificiels. Le problème ce n’est pas les minorités qu’on nous « force » à aimer, mais plutôt le fait qu’on nous force à aimer ses minorités.  On met alors les véritables laissés pour compte dans un cercle vicieux duquel ils ne peuvent se sortir, s’ils attaquent les minorités que l’État libéral et démocratique défend, ils sont des racistes, des fascistes, des réactionnaires, des monstres; et s’ils sont du côté de l’État, ils se voilent les yeux sur « les causes de leur misère »…

Ne soyons pas hypocrites, je n’ai pas d’amis noirs, musulmans, autochtones, transgenres, homosexuels ou handicapés. Et vous savez quoi ? Ça ne change rien. Je peux me foutre mon prochain comme je le veux, mais je ne peux pas atteindre aux droits de mes concitoyens. Mais les humains resteront des humains, ils veulent toujours laisser leur indignation glissée vers l’irrationnel. Si un régime démocratique pour être vraiment démocratique doit favoriser le conflit, donc l’indignation, cette indignation doit être responsable.  L’indignation et la colère sont une bonne chose en démocratie, mais sans rationalité, elle se transforme en violence.

Oui, le fanatisme religieux est mauvais pour la démocratie, mais opprimer la liberté de conscience l’est tout autant. T’as le droit de croire en l’astrologie, mais j’ai le droit de te dire que ce n’est que de la superstition. Si tu ne veux pas louer ton logement à des noirs, l’État a le droit d’intervenir.  T’as le droit d’écrire des commentaires haineux sur Facebook ou en dessous d’un article du Journal de Montréal , mais on a le droit d’enquêter sur toi, car tu es une menace à la démocratie. Tu as le droit de manifester, de bloquer le trafic, de même le faire masqué si tu veux et même de botter le bumper d’un char qui s’approche trop près de toi, mais tu n’as pas le droit de brûler un poste de police ou de mettre une bombe dans le Métro.

Est-ce si grave que certains ne veulent pas s’intégrer à un niveau que tu trouves satisfaisant ?  Oui, les juifs hassidiques ne veulent pas se mélanger aux autres et apprendre le français, reviens-en ! Dalida Awada te fait chier avec son voile, deal avec !

Tu ne peux pas forcer quelqu’un à s’intégrer. Tout ce que tu peux, c’est les forcer à respecter les lois. En démocratie, les gens peuvent faire ce qu’ils veulent tant et aussi longtemps qu’ils ne portent pas atteinte à tes droits fondamentaux.  Si l’on n’atteint pas ton intégrité physique ou morale, tu ne peux rien faire.

Nous n’avons pas vraiment besoin d’un régime de citoyenneté venu « du haut » pour s’accepter et se tolérer. Comme on a pu le voir par exemple lors du printemps Érable, dans un mouvement politique si « tu veux te battre avec moi, tu mon frère/ma soeur », c’est tout ce qui compte.  L’accroissement de la démocratie au sein de nos institutions politiques, de nos lieux de travail ou d’enseignement ferait à lui seul un travail d’inclusion, mais les Élites n’en veulent pas.  Pour eux, il faut une belle histoire attendrissante pour tenir les gens tranquilles.

Ce qu’il manque dans nos démocraties ce n’est pas de la tolérance ou de l’acceptation, mais bien du conflit.  Toute identité par ses critères d’adhésion, va créer de l’exclusion.  On peut créer des identités plus ouvertes que d’autres,  on ne peut pas toutefois créer des identités totalement ouvertes. C’est malheureux, mais c’est la vie…

Jamais la démocratie n’ordonne d’accepter les gens tels qu’ils sont, elle ordonne de respecter leurs droits (nuance, fuckin’ grosse nuance !).  Car, en démocratie toucher aux droits fondamentaux d’un citoyen, c’est toucher aux droits de tous les citoyens. Dès qu’une personne voit ses droits réduits, l’ensemble devient moins libéral, moins démocratique, et petit à petit, on se rend compte que si tous les humains sont égaux, certains le sont plus que d’autres…

 

Star Wars change de genre

23 Déc

Bon j’ai vu Stars Wars : Le Réveil de la Force, je ne ferai pas vraiment de spoilers… mais je vais vous dire tout d’abord ce que j’en ai pensé :

  • C’est bon
  • Il y a un peu de longueurs dans le milieu du film
  • Les références aux trilogies originales sont un peu faciles…
  • Il y a beaucoup plus de conflits émotionnels que dans les autres films.
  • BB-8 yé cool !

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On ne sort pas « flabbergasté » de ce film, mais étrangement ému, un peu renversé par le parcours émotionnel des nouveaux personnages.

On ressent plus le désespoir dans le lequel sont placés les personnages au commencement du film.  Il faut se rappeler que l’épisode 6 se termine sur une note positive, mais quelques années plus tard tout semble perdu. On nous place dans un monde chaotique où tant le côté lumineux que le côté obscur de la Force tente de retrouver la place qu’il occupait dans la galaxie.

On est moins dans la rêverie adolescente, le manque d’accomplissement et la quête d’épanouissement personnel de Luke. On est en présence d’un danger moins rationnel, rappelant la terreur telle que vécue aujourd’hui qui ne fait aucun sens.  Ce qui donne aussi son tempo au film qui ne prend jamais bien le temps de respirer. Face à celle-ci, le héros est maintenant une héroïne, dont la relation avec les autres personnages diffère également de ce qu’on a pu voir des autres films.

Le thème du film n’est pas la quête d’identité, mais l’Amour (dans le sens très chrétien du terme), celui-ci est également perdu, oublié et désespérément introuvable.  Tout y est perte, tout est retrouvailles et tout porte sur les sacrifices que l’on doit faire pour préserver ceux que l’on aime.

Signe de l’époque, on fait passer la franchise au féminin, afin de la faire ressusciter (Mad Max : Fury Road, tout le monde…).  Ce passage dans la saga Star Wars change non seulement toute la portée émotionnelle du film  et la relation qu’a le public avec les personnages, mais nous permet également de réinterpréter toute cette Saga au grand complet.

Les hommes ne seraient donc pas le « moteur de l’Histoire », mais plutôt les femmes qui dirigent (peut-être sans le savoir) la Force. Il faut comprendre que la Force est une puissance mystique qui agit par elle-même.  Elle peut être utilisée, mais jamais totalement contrôlée.  Lorsque la Force s’éveille, l’espoir renaît. Mais qui l’appelle ? Mais qui en a vraiment besoin ? Dans l’épisode IV, c’est un femme : la princesse Leia.  Dans l’épisode VII, c’est une femme : Rey… Et à chaque fois ce sont des hommes qui l’aiment qui apparaissent pour la sauver.

L’Amour des femmes entraîne des hommes à agir, sauf qu’ils sont incapables de contrôler cette Force qui les fait avancer, c’est quand ils veulent la détourner du destin déclenché par une femme qu’ils « perdent leur âme ». Cela nous donne une relecture sur le chemin que doit parcourir la Force qui se retrouve toujours déviée par des hommes avides de pouvoir ou pour l’utiliser « pour le bien », mais dans un but politique.  Car avec toutes leurs bonnes intentions, les Jedis, sont une institution assez conservatrice se voulant les gardiens de la Paix, l’ordre et le bon gouvernement; bien avant liberté, égalité et fraternité…

Ceux qui ont vu le film savent qu’il y a une scène où toute la tension homme/femme culmine avec en prime un clin d’oeil à la trilogie originale, mentant en scène un homme trop sur de lui rendu impuissant face à une femme supposément inexpérimentée.

Car les guerriers de Star Wars, du côté lumineux que du côté obscur, ont un rapport assez conflictuel avec la sexualité (genre qu’ils n’en ont pas).  Tout n’est que violence, se donner à une femme est proscris et ceux-ci compensent soit en ne vivant aucune émotion humaine, ou en vivant toutes les autres de façon excessive.

Par ce passage au féminin, on peut voir dans Star Wars l’Histoire des institutions humaines (on pourrait même dire patriarcale), par l’arrivée d’Anakin Skywalker qui n’avait, semble-t-il, aucun père.  Même s’il est né homme, il n’y en a aucun dans son essence originelle.  Il n’est Chair que par la femme… comme Jésus Christ…

…Attention contient des DIVULGACHEURS (Spoilers) 

Kylo Ren veut finir ce que Darth Vader a commencé, mais je crois que Rey va y contribuer aussi.  À la fin de l’épisode 9, tout ce que connaît de l’univers Star Wars pourrait bien disparaître, il ne restera plus que la Force qui aura terminé son mouvement.  Cela explique peut-être pourquoi Kylo Ren tue son père et non sa mère et aussi pourquoi il veut tant tuer Luke.

Cela nous donnerait également des indices sur la puissance et l’habileté de Rey.  Elle est une femme qui n’a jamais vraiment été corrompue ou domptée par l’enseignement des hommes sur l’utilisation de la Force, pour elle, elle est instinctive, elle est libre.

Il y a quelque chose de très tolstoïen dans la tangente  qu’a prise Star Wars, et qui à mon avis, a plus de sens.  Cet Amour (féminin et maternel) doit s’imposer et tout détruire sur son passage, afin qu’il n’y ait que lui et que plus personne ne « joue avec ».  Ce que la Force dit à l’univers est qu’elle ne veut plus de Jedi, de Sith, de First Order et de République. Fini tout cela, il ne doit rester que la Force elle-même, gouvernant tous les êtres de la Galaxie.

 

Le Mouvement Souverainiste dans l’impasse

28 Oct

Faire le tour des Médias ce matin, lire ceci :

http://www.lapresse.ca/le-soleil/opinions/points-de-vue/201510/27/01-4914490-la-resurrection-manquee-du-bloc-quebecois.php

et ensuite, cela :

http://www.ledevoir.com/politique/quebec/453715/le-projet-de-pays-du-quebec-rebute

Et alors le Nationalisme Conservateur, ça fonctionne ?

…mais non, mais non… ça doit être la faute des islamistes et de Gesca, voyons ! 

Le Québec en 2019…

19 Mai

2019 : le Québec indépendant est devenu une dictature autoritaire dirigée par une main de fer par PKP 1er illustre Empereur des Québécois… Le Journal La Presse est interdit, les syndicats sont abolis et tout le monde est obligé d’être abonné à TVA sports qui sans Nordiques, passe des concours de Big Foot, tandis que l’Impact est toujours à TVAsports 3… Julie Snyder à droit à tous les crédits d’impôts imaginables et Bernard Drainville est nommé Ambassadeur en Arabie Saoudite pour ses bons et loyaux services… Tous les ténors fédéralistes ont virés capot et ont pris leur carte du PQ, Denis Lévesque est nommé ministre des Finances, des Ressources Naturelles et de l’Environnement (anyway c’est la même affaire !)… Tous les intellectuels ont quitté le pays… anyway les gars à la Radio nous disent que penser ça sert à rien…

Lors d’un vox pop à la Chaîne Nationale Ici-Télé-TVA-Nouvelles Paul Laroque demande l’avis des passants sur la rue, sur la situation actuelle :

Une petite dame toute ridée réfléchit une seconde et répond candidement :
« C’est d’la marde, mais c’est moins pire que le service à la clientèle de Bell… »

sur ce, bonne journée ! 😉

Les nouvelles tendances politiques au Québec

24 Avr

En tant que super chasseur de tendances et sommité intercontinentale de l’Actualité politique, il est de mon devoir de vous révéler les nouvelles tendances qui auront lieu au cours du printemps-été-automne 2015 au sein du paysage politique Québécois.  Voici donc les nouveaux venus qui peut-être influenceront (on ne l’espère pas), les débat sociaux de l’avenir…

La Race Bilingue

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Il y a de ces gens qui semblent tout droit sortis d’un vidéo corporatif du gouvernement du Canada… ils ont des noms du genre Jeffrey Thibeault, Laurent Smith, ou du genre Huong-Kim Gretzky…  Ils parlent les deux langues officielles comme Jean Chrétien et ils ne font que démontrer leur super dévotion pour le « plusse-meilleur pays au monde ».  Cependant, ils n’arrêtent pas de chialer contre le système, le gouvernement, les autoroutes, la SAQ, Radio-Canada… en fait, tout est mieux en Ontario et c’est encore meilleur aux États-Unis… où ils vont sûrement déménager dans quelques années, car ils ont un bunch de cousins qui restent là…

La seule émission québécoise qu’il regarde c’est la Poule aux Oeufs d’Or, la seule émission Canadienne c’est Hockey Night in Canada et seul bout qu’ils aiment c’est l’édifient commentaire de Don Cherry… Pour le reste, c’est des émissions des States… Ce sont eux qui achètent la Molson Canadian à l’épicerie (maintenant vous savez), en plus d’être les seuls qui savent qui est Anne Murray sur le territoire du Québec (don’t ask).

Projet de Société : Canada all the way ! Coast to coast ! …mais maudit qu’ils ont hâte de déménager en Floride, avec leur cousine Sharreen Beaulieu d’Halifax et leur neveu Jean-Pierre Gonzalez de Sudbury… et aussi, ils devraient avoir le droit d’envoyer leur enfant à l’école l’anglaise, privée évidemment…

La Solution à tous nos problèmes, selon eux, est de voter infiniment pour Justin Trudeau et Philippe Couillard, ou tout autre individu désigné par la famille Desmarais….

Le Terroir 2.0

On a tous un oncle ou une tante qui post des infographies… euh non, des images MS Paint poches, dignes d’un collage d’un enfant de maternelle ayant pour sujet la Charte des Valeurs et/ou la menace engendrée par les « extrémistes »… Malheureusement, leur cohérence idéologique est aussi forte que leur talent pour créer dequand-vieux-essaient-l-informatique_6wmqt_37mtjos images de propagande simpliste. À un post Facebook avec une image d’une madame voilée qui prie à La Ronde (canular en passant) titrée : « il est temps de sortir la Religion du Québec, pour une société Laïque », ils t’en ressortent une autre deux plus plus tard : « Le Crucifix doit rester à l’assemblée Nationale ! »… et lorsque le temps des Fêtes arrive (oui le Temps des Fêtes, y’a plusieurs fêtes…faque on dit Temps des Fêtes… on dit Joyeux Noel, le jour de Noel et Bonne année, au jour de l’an… y’a pas de complot islamiste, c’est juste l’ostie de gros bon sens) et bien, accroche ta tuque en Phantex avec de la broche, parce que là tu vois une multiplication des posts sur les interdictions de sapins de Noël survenus en 2007 et le retrait de crèches dans un autre pays, étant plus intense que celle opérée par Jésus sur les pains et des poissons dans un désert quelconque de Judée, il y a genre 2000 ans… Sauf que Noël, c’est tellement important qu’ils ne daignent même pas aller à la messe de Minuit, parce que les enfants braillaient trop pour ouvrir leurs cadeaux et que anyway ils étaient beaucoup trop saouls pour conduire…

Pour eux un débat d’idées, c’est les commentaires en bas d’un article du journal de Montréal ou sur la page FB de TVA Nouvelles… Aussi, une anecdote d’une madame de Blainville leur semble plus crédible qu’une étude scientifique…

Projet de Société : Un État Laïque qui interdit toute les religions… sauf la leur… parce que c’est du Patrimoine… pour continuer le travail commencé lors de la Révolution tranquille où on s’est enfin délivré de la Religion catholique et du pouvoir nocif des curés… (confus ?)

La Solution à tous nos problèmes est un triumvirat composé du conseiller municipal d’Hérouxville, Bernard Drainville et du maire de Saguenay, Jean Là Là Tremblay…

Les impérialistes Montréalais

Les impérialistes Montréalais ne vivent pas à Montréal, ils SONT Montréal ! Ils trippent sur l’Impact, achètent des vinyles en quantité industrielle, roule en Bixi…  Tout ce qui est partagé avec le reste du Québec est ringard…Ils clament qu’ils ne regardent jamais la télé, ce sont eux qui étampent partout sur les réseaux sociaux qu’ils ne regardent pas les éimpérialiste montréalaismissions de télévision populaires pendant qu’elles jouent… (comment ça ils savent l’heure de l’émission ?) et ils écoeurent le reste de la planète avec « Série Noire ». Ils désirent le retour des Expos, mais aucunement celui des Nordiques, car Québec ce n’est pas une ville (ils n’ont même pas de Métro). Ils réclament plus de films de Xavier Dolan et voudraient manifester à l’année, afin de pouvoir scander Fuck the Police (le Groupe de musique et le SPVM) !

Au delà des Couronnes Nord et Sud, c’est le néant absolu.  Trois-Rivières, c’est la campagne; Drummondville, c’est le désert; et Québec City, c’est le Mordor !  Pourtant, ils savent plus que quiconque ce qu’il faut faire pour les Régions, les abandonner… ou en faire des colonies où des missionnaires propageront les nouvelles connaissances dans la domaine de la cuisson du grilled-chesse, du post-rock garage, des fixees, de l’anarcho-féministe radical ou des schémas tactiques du 11 montréalais…

Projet de Société : que Montréal impose son hégémonie sur l’ensemble du Québec… du Canada, ensuite sur le monde entier et peut-être même Brooklyn…

La Solution à tous nos problèmes serait d’être géré par un comité anarcho-communiste composé d’Amir Khadir, de la fille d’Amir Khadir, Xavier Dolan, un cuisinier dans un restaurant de Grilled-Cheese de Luxe, 3-4 chroniqueuses féministes, Anarchopanda, 2 aficionados du Marché Jean-Talon, ainsi qu’un propriétaire d’une boutique de Vinyles…

Les Rednecks de Région

Dans les Régions, il y a les gens des Régions… mais plus tu vas creux dans le bois ou dans les terres, plus t’as de la chance de croiser les Rednecks de Régions… tsé le monde qui se pointe en habit de chasse à un party de Noël ou à un enterrement…cletus

Ces gens-là, trippent un peu trop sur Bob Bisonnette, répètent mot pour mot les argumentaires des animateurs de RadioX… et passent leur journée à se saouler à la Coors Light ou toute autre bière avec un nom semble provenir des States.  Leur plus grande aspiration est le retour des Nordiques (Nordiques Nation !!!!!), et tout commentaire sur le fait qu’on s’est fait fourrer avec la construction d’un amphithéâtre de 400 Millions qui ne va servir qu’à accueillir une équipe de hockey junior, est répondu par un coup de shot-gun…

Pourtant, leur plus grand sujet de débat semble être au sujet de la meilleure marque de pick-up sur le marché, et ce même s’ils conduisent une Sunfire 2001 orange avec des stripes vertes… Ils sont du genre à accrocher un drapeau confédéré dans leur garage ou même dans leur cuisine, sans savoir ce que ça représente… mais bon c’est des Rednecks…

Ils aiment leurs femmes chaudes et leurs bières froides, mais ils passent la majeure partie de leur temps à boire de la bière tiède dans le bois, tout seuls..entre gars… loin des regards…

Pour eux, une randonnée ça se fait en skidoo, le taux d’alcoolémie et la limite de vitesse c’est une suggestion, les aliments biologiques sont les framboises que tu ramasses dans le fossé sur le bords de la route (après avoir perdu le contrôle de ton char parce que tu roulais trop vite et que tu étais trop saoul), une maison à 150 000 $ c’est un château et croiser un feu de circulation est un événement !

hamadcolon

Projet de société : un État qui coupe dans tout, sauf le sport et aider nos entreprises; qui s’attaque aux syndicats, aux féministes, aux étudiants, aux écologistes pis toutes les autres osties de BS et qui tabasse tous ceux qui perturbent notre modèle de développement économique basé sur une exploitation intensive des ressources naturelles et les baisses d’impôts…(oh wait !)

La Solution à tous nos problèmes c’est moins de gouvernement, plus de police ! …et des guns pour se protéger de la police…

Les ci-devant épicuriens de la Haie-de-Cèdres

Le terme « ci-devant » signifie « auparavant » et était utilisé lors de la Révolution française pour désigner les anciens aristocrates qui dépossédés de leurs pouvoir, peinaient à se positionner dans ce « monde nouveau ».  C’est un peu la situation dans laquelle se retrouvent nos épicuriens de banlieue qui veulent toujours profiter de la vie, mais cherchent désespérément à avoir une conscience sociale… Ils sont en période de transition depuis genre 10 ans, donc ils sont très mêlés… Certains sont des habitants de la banlieue déménagés à Montréal, d’autres d’anciens Montréalais rendus dans le 450… Ils roulent en vélo en banlieue, mais se promènent en voiture à Montréal… Ne veulent pas de pesticides sur leur pelouse, mais veulent continuer de faire la guerre aux mauvaises herbes… Ce sont les amants du politically correct et du yogourt sans gras.lawnmower_repair1hampshire

Ils reçoivent des paniers de légumes bio, boivent du café équitable, et mangent des oeufs de poules en libertés, mais capotent lorsqu’un Subway ouvre à deux rues de chez eux… Ils regardent La Voix, mais enregistrent « Tout le monde en parle ». Ils se disent ouverts à l’immigration et à la différence, mais ils ne veulent pas que des « étranges » deviennent leurs nouveaux voisins. Ils regardent des films en anglais sous-titrés en français, conduisent un SUV hybride et pour eux, une mobilisation c’est acheter un produit où une partie des profits ira à une oeuvre de charité quelconque… Ils participent également à tous les défis « un mois de si », une « semaine à faire ça » ou la « journée sans faire une autre affaire »… et ils te gossent solide pour te le rappeler…

Politiquement, ils sont mêlés, ils veulent du changement mais pas trop… c’est le genre de monde qui hésite entre voter pour la CAQ ou Québec Solidaire…

Projet de société : Un Québec indépendant, dans un Canada fort… qui fait la lutte aux changement climatiques et qui vise à réduire les inégalités… mais sans affecter notre développement économique et l’exploitation de nos ressources naturelles. (coudonc, j’suis en train d’écrire le programme de Pauline Marois moé là…)

La solution à tous nos problèmes serait un gouvernement minoritaire stable… ou bien la résurrection de Jack Layton…

Les Mystiques écologiques

On connait tous quelqu’un qui est disparu et qui réapparu sur Facebook, en publiant des photos de son voyage en Amérique Latine… et puis qui vit désormais quelque part en campagne, on ne sait pas trop ce qu’il fait, mais ce en quoi il croit… oh ça, on le sait ! Comme tout bon écologiste, il s’est battu contre le projet de port pétrolier à Cacouna et fait à la guerre au Pipeline d’Energie Est, mais il répand également sa page Facebook de curieux vidéos sur les Chemtrails, les souffrances des élevages d’animaux pour la fourrures en Chine, de la disparition d’une grenouille quelconque en Amazonie, en OLYMPUS DIGITAL CAMERAplus d’insulter le sinistre individu qui aura l’audace de photographier son steak et le publier sur les réseaux sociaux. Il est rempli de désarroi, car la planète entière n’est pas Végétalien comme lui… en plus de considérer Greenpeace et Équiterre comme des maudits posers travaillant pour le compte des illuminatis.

Son ennemi mortel est Monsanto qui est la cause de tous les problèmes sur la terre.  Ils ne veulent plus de pesticides, et ils portent une attention toute particulière à la provenance de leur bouffe, mais se fouttent bien par exemple de celle de leur weed qu’ils fument comme des cheminées… Ils publient des liens vers toutes les études scientifiques prédisant l’Apocalypse si rien n’est fait pour contrer les changements climatiques, mais sont anti-vaccins… et croient à toutes sortes de théories nouvel âge sur les champs d’énergie ou les auras, quand ce n’est pas de prétendre qu’on peut guérir le cancer avec du jus de racine…

Habituellement, on n’invite pas ces gens-là à souper chez nous, car il n’y a rien d’acceptable pour eux dans notre garde-manger, et quand on va chez eux, bien… ça goûte le carton… Ce sont eux qui achète de l’Hydromel à la SAQ (maintenant vous savez).

Projet de Société : Vivre en harmonie avec la nature, même si cela équivaut à éliminer la moitié de la population de la planète.

La Solution à tous nos problèmes serait un gouvernement du Parti Vert ou donner le droit de vote aux animaux, ce qui nous mènerait à gouvernement dirigé par des Bélugas. (cool !)