Tag Archives: solidarité

Critique constructive du Multiculturalisme politiquement correct

16 Mai

Le multiculturalisme est devenu l’idéologie dominante dans les sociétés occidentales, il est en quelque sorte l’application politique du « politiquement correct ». C’est à dire, un régime doux et caressant visant à ne heurter personne.  Auparavant, le Multiculturalisme était plus un constat sociologique qu’une politique initiée par les Élites. Et ne vous trompez pas, je suis totalement d’accord avec le Multiculturalisme lorsqu’on réfère à lui dans le sens de « Pluralisme », la société pluraliste c’est bon pour la démocratie.  Cependant, le Multiculturalisme a intégré peu à peu les préceptes du politiquement correct, lui enlevant du même coup toute son essence réformatrice.  Dans le contexte actuel, le Multiculturalisme est devenu le gardien du statu quo sous un masque de progressisme.

On voit deux chemins pris par les États lors des vingt dernières années, le premier est un capitalisme autoritaire concentré uniquement sur la croissance économique et où les droits fondamentaux n’ont plus une grande valeur.  L’autre voie est celle du multiculturalisme, on impose un contrôle de la population sous couvert du respect de l’intégrité des plus vulnérables, toujours en fonction des droits, en oubliant trop souvent la situation socioéconomique des individus.

C’est un peu ce que la « culture du politiquement correct » essaie de gommer, souvent très maladroitement. En bref, elle essaie de ne heurter personne dans un régime où l’on ne peut plaire à tout le monde. Car ce n’est pas les gens insatisfaits qui manquent… Au-delà des « accommodements », il existe une source de tensions bien plus grave,  les inégalités sociales. Inconsciemment ou non, on essai d’éviter cette question dans les lieux officiels du pouvoir, en essayant de faire croire à tout le monde que « tout va bien », « tout le monde il est fin », « tout le monde il est gentil »… baliverne !

C’est alors que provient une critique assez virulente du polititcly correct, face à cette culture politique artificielle, on se met à frapper sur des commandements tout aussi artificiels. Le problème ce n’est pas les minorités qu’on nous « force » à aimer, mais plutôt le fait qu’on nous force à aimer ses minorités.  On met alors les véritables laissés pour compte dans un cercle vicieux duquel ils ne peuvent se sortir, s’ils attaquent les minorités que l’État libéral et démocratique défend, ils sont des racistes, des fascistes, des réactionnaires, des monstres; et s’ils sont du côté de l’État, ils se voilent les yeux sur « les causes de leur misère »…

Ne soyons pas hypocrites, je n’ai pas d’amis noirs, musulmans, autochtones, transgenres, homosexuels ou handicapés. Et vous savez quoi ? Ça ne change rien. Je peux me foutre mon prochain comme je le veux, mais je ne peux pas atteindre aux droits de mes concitoyens. Mais les humains resteront des humains, ils veulent toujours laisser leur indignation glissée vers l’irrationnel. Si un régime démocratique pour être vraiment démocratique doit favoriser le conflit, donc l’indignation, cette indignation doit être responsable.  L’indignation et la colère sont une bonne chose en démocratie, mais sans rationalité, elle se transforme en violence.

Oui, le fanatisme religieux est mauvais pour la démocratie, mais opprimer la liberté de conscience l’est tout autant. T’as le droit de croire en l’astrologie, mais j’ai le droit de te dire que ce n’est que de la superstition. Si tu ne veux pas louer ton logement à des noirs, l’État a le droit d’intervenir.  T’as le droit d’écrire des commentaires haineux sur Facebook ou en dessous d’un article du Journal de Montréal , mais on a le droit d’enquêter sur toi, car tu es une menace à la démocratie. Tu as le droit de manifester, de bloquer le trafic, de même le faire masqué si tu veux et même de botter le bumper d’un char qui s’approche trop près de toi, mais tu n’as pas le droit de brûler un poste de police ou de mettre une bombe dans le Métro.

Est-ce si grave que certains ne veulent pas s’intégrer à un niveau que tu trouves satisfaisant ?  Oui, les juifs hassidiques ne veulent pas se mélanger aux autres et apprendre le français, reviens-en ! Dalida Awada te fait chier avec son voile, deal avec !

Tu ne peux pas forcer quelqu’un à s’intégrer. Tout ce que tu peux, c’est les forcer à respecter les lois. En démocratie, les gens peuvent faire ce qu’ils veulent tant et aussi longtemps qu’ils ne portent pas atteinte à tes droits fondamentaux.  Si l’on n’atteint pas ton intégrité physique ou morale, tu ne peux rien faire.

Nous n’avons pas vraiment besoin d’un régime de citoyenneté venu « du haut » pour s’accepter et se tolérer. Comme on a pu le voir par exemple lors du printemps Érable, dans un mouvement politique si « tu veux te battre avec moi, tu mon frère/ma soeur », c’est tout ce qui compte.  L’accroissement de la démocratie au sein de nos institutions politiques, de nos lieux de travail ou d’enseignement ferait à lui seul un travail d’inclusion, mais les Élites n’en veulent pas.  Pour eux, il faut une belle histoire attendrissante pour tenir les gens tranquilles.

Ce qu’il manque dans nos démocraties ce n’est pas de la tolérance ou de l’acceptation, mais bien du conflit.  Toute identité par ses critères d’adhésion, va créer de l’exclusion.  On peut créer des identités plus ouvertes que d’autres,  on ne peut pas toutefois créer des identités totalement ouvertes. C’est malheureux, mais c’est la vie…

Jamais la démocratie n’ordonne d’accepter les gens tels qu’ils sont, elle ordonne de respecter leurs droits (nuance, fuckin’ grosse nuance !).  Car, en démocratie toucher aux droits fondamentaux d’un citoyen, c’est toucher aux droits de tous les citoyens. Dès qu’une personne voit ses droits réduits, l’ensemble devient moins libéral, moins démocratique, et petit à petit, on se rend compte que si tous les humains sont égaux, certains le sont plus que d’autres…

 

Publicités

Les nouvelles tendances politiques au Québec

24 Avr

En tant que super chasseur de tendances et sommité intercontinentale de l’Actualité politique, il est de mon devoir de vous révéler les nouvelles tendances qui auront lieu au cours du printemps-été-automne 2015 au sein du paysage politique Québécois.  Voici donc les nouveaux venus qui peut-être influenceront (on ne l’espère pas), les débat sociaux de l’avenir…

La Race Bilingue

immigration-canada1

Il y a de ces gens qui semblent tout droit sortis d’un vidéo corporatif du gouvernement du Canada… ils ont des noms du genre Jeffrey Thibeault, Laurent Smith, ou du genre Huong-Kim Gretzky…  Ils parlent les deux langues officielles comme Jean Chrétien et ils ne font que démontrer leur super dévotion pour le « plusse-meilleur pays au monde ».  Cependant, ils n’arrêtent pas de chialer contre le système, le gouvernement, les autoroutes, la SAQ, Radio-Canada… en fait, tout est mieux en Ontario et c’est encore meilleur aux États-Unis… où ils vont sûrement déménager dans quelques années, car ils ont un bunch de cousins qui restent là…

La seule émission québécoise qu’il regarde c’est la Poule aux Oeufs d’Or, la seule émission Canadienne c’est Hockey Night in Canada et seul bout qu’ils aiment c’est l’édifient commentaire de Don Cherry… Pour le reste, c’est des émissions des States… Ce sont eux qui achètent la Molson Canadian à l’épicerie (maintenant vous savez), en plus d’être les seuls qui savent qui est Anne Murray sur le territoire du Québec (don’t ask).

Projet de Société : Canada all the way ! Coast to coast ! …mais maudit qu’ils ont hâte de déménager en Floride, avec leur cousine Sharreen Beaulieu d’Halifax et leur neveu Jean-Pierre Gonzalez de Sudbury… et aussi, ils devraient avoir le droit d’envoyer leur enfant à l’école l’anglaise, privée évidemment…

La Solution à tous nos problèmes, selon eux, est de voter infiniment pour Justin Trudeau et Philippe Couillard, ou tout autre individu désigné par la famille Desmarais….

Le Terroir 2.0

On a tous un oncle ou une tante qui post des infographies… euh non, des images MS Paint poches, dignes d’un collage d’un enfant de maternelle ayant pour sujet la Charte des Valeurs et/ou la menace engendrée par les « extrémistes »… Malheureusement, leur cohérence idéologique est aussi forte que leur talent pour créer dequand-vieux-essaient-l-informatique_6wmqt_37mtjos images de propagande simpliste. À un post Facebook avec une image d’une madame voilée qui prie à La Ronde (canular en passant) titrée : « il est temps de sortir la Religion du Québec, pour une société Laïque », ils t’en ressortent une autre deux plus plus tard : « Le Crucifix doit rester à l’assemblée Nationale ! »… et lorsque le temps des Fêtes arrive (oui le Temps des Fêtes, y’a plusieurs fêtes…faque on dit Temps des Fêtes… on dit Joyeux Noel, le jour de Noel et Bonne année, au jour de l’an… y’a pas de complot islamiste, c’est juste l’ostie de gros bon sens) et bien, accroche ta tuque en Phantex avec de la broche, parce que là tu vois une multiplication des posts sur les interdictions de sapins de Noël survenus en 2007 et le retrait de crèches dans un autre pays, étant plus intense que celle opérée par Jésus sur les pains et des poissons dans un désert quelconque de Judée, il y a genre 2000 ans… Sauf que Noël, c’est tellement important qu’ils ne daignent même pas aller à la messe de Minuit, parce que les enfants braillaient trop pour ouvrir leurs cadeaux et que anyway ils étaient beaucoup trop saouls pour conduire…

Pour eux un débat d’idées, c’est les commentaires en bas d’un article du journal de Montréal ou sur la page FB de TVA Nouvelles… Aussi, une anecdote d’une madame de Blainville leur semble plus crédible qu’une étude scientifique…

Projet de Société : Un État Laïque qui interdit toute les religions… sauf la leur… parce que c’est du Patrimoine… pour continuer le travail commencé lors de la Révolution tranquille où on s’est enfin délivré de la Religion catholique et du pouvoir nocif des curés… (confus ?)

La Solution à tous nos problèmes est un triumvirat composé du conseiller municipal d’Hérouxville, Bernard Drainville et du maire de Saguenay, Jean Là Là Tremblay…

Les impérialistes Montréalais

Les impérialistes Montréalais ne vivent pas à Montréal, ils SONT Montréal ! Ils trippent sur l’Impact, achètent des vinyles en quantité industrielle, roule en Bixi…  Tout ce qui est partagé avec le reste du Québec est ringard…Ils clament qu’ils ne regardent jamais la télé, ce sont eux qui étampent partout sur les réseaux sociaux qu’ils ne regardent pas les éimpérialiste montréalaismissions de télévision populaires pendant qu’elles jouent… (comment ça ils savent l’heure de l’émission ?) et ils écoeurent le reste de la planète avec « Série Noire ». Ils désirent le retour des Expos, mais aucunement celui des Nordiques, car Québec ce n’est pas une ville (ils n’ont même pas de Métro). Ils réclament plus de films de Xavier Dolan et voudraient manifester à l’année, afin de pouvoir scander Fuck the Police (le Groupe de musique et le SPVM) !

Au delà des Couronnes Nord et Sud, c’est le néant absolu.  Trois-Rivières, c’est la campagne; Drummondville, c’est le désert; et Québec City, c’est le Mordor !  Pourtant, ils savent plus que quiconque ce qu’il faut faire pour les Régions, les abandonner… ou en faire des colonies où des missionnaires propageront les nouvelles connaissances dans la domaine de la cuisson du grilled-chesse, du post-rock garage, des fixees, de l’anarcho-féministe radical ou des schémas tactiques du 11 montréalais…

Projet de Société : que Montréal impose son hégémonie sur l’ensemble du Québec… du Canada, ensuite sur le monde entier et peut-être même Brooklyn…

La Solution à tous nos problèmes serait d’être géré par un comité anarcho-communiste composé d’Amir Khadir, de la fille d’Amir Khadir, Xavier Dolan, un cuisinier dans un restaurant de Grilled-Cheese de Luxe, 3-4 chroniqueuses féministes, Anarchopanda, 2 aficionados du Marché Jean-Talon, ainsi qu’un propriétaire d’une boutique de Vinyles…

Les Rednecks de Région

Dans les Régions, il y a les gens des Régions… mais plus tu vas creux dans le bois ou dans les terres, plus t’as de la chance de croiser les Rednecks de Régions… tsé le monde qui se pointe en habit de chasse à un party de Noël ou à un enterrement…cletus

Ces gens-là, trippent un peu trop sur Bob Bisonnette, répètent mot pour mot les argumentaires des animateurs de RadioX… et passent leur journée à se saouler à la Coors Light ou toute autre bière avec un nom semble provenir des States.  Leur plus grande aspiration est le retour des Nordiques (Nordiques Nation !!!!!), et tout commentaire sur le fait qu’on s’est fait fourrer avec la construction d’un amphithéâtre de 400 Millions qui ne va servir qu’à accueillir une équipe de hockey junior, est répondu par un coup de shot-gun…

Pourtant, leur plus grand sujet de débat semble être au sujet de la meilleure marque de pick-up sur le marché, et ce même s’ils conduisent une Sunfire 2001 orange avec des stripes vertes… Ils sont du genre à accrocher un drapeau confédéré dans leur garage ou même dans leur cuisine, sans savoir ce que ça représente… mais bon c’est des Rednecks…

Ils aiment leurs femmes chaudes et leurs bières froides, mais ils passent la majeure partie de leur temps à boire de la bière tiède dans le bois, tout seuls..entre gars… loin des regards…

Pour eux, une randonnée ça se fait en skidoo, le taux d’alcoolémie et la limite de vitesse c’est une suggestion, les aliments biologiques sont les framboises que tu ramasses dans le fossé sur le bords de la route (après avoir perdu le contrôle de ton char parce que tu roulais trop vite et que tu étais trop saoul), une maison à 150 000 $ c’est un château et croiser un feu de circulation est un événement !

hamadcolon

Projet de société : un État qui coupe dans tout, sauf le sport et aider nos entreprises; qui s’attaque aux syndicats, aux féministes, aux étudiants, aux écologistes pis toutes les autres osties de BS et qui tabasse tous ceux qui perturbent notre modèle de développement économique basé sur une exploitation intensive des ressources naturelles et les baisses d’impôts…(oh wait !)

La Solution à tous nos problèmes c’est moins de gouvernement, plus de police ! …et des guns pour se protéger de la police…

Les ci-devant épicuriens de la Haie-de-Cèdres

Le terme « ci-devant » signifie « auparavant » et était utilisé lors de la Révolution française pour désigner les anciens aristocrates qui dépossédés de leurs pouvoir, peinaient à se positionner dans ce « monde nouveau ».  C’est un peu la situation dans laquelle se retrouvent nos épicuriens de banlieue qui veulent toujours profiter de la vie, mais cherchent désespérément à avoir une conscience sociale… Ils sont en période de transition depuis genre 10 ans, donc ils sont très mêlés… Certains sont des habitants de la banlieue déménagés à Montréal, d’autres d’anciens Montréalais rendus dans le 450… Ils roulent en vélo en banlieue, mais se promènent en voiture à Montréal… Ne veulent pas de pesticides sur leur pelouse, mais veulent continuer de faire la guerre aux mauvaises herbes… Ce sont les amants du politically correct et du yogourt sans gras.lawnmower_repair1hampshire

Ils reçoivent des paniers de légumes bio, boivent du café équitable, et mangent des oeufs de poules en libertés, mais capotent lorsqu’un Subway ouvre à deux rues de chez eux… Ils regardent La Voix, mais enregistrent « Tout le monde en parle ». Ils se disent ouverts à l’immigration et à la différence, mais ils ne veulent pas que des « étranges » deviennent leurs nouveaux voisins. Ils regardent des films en anglais sous-titrés en français, conduisent un SUV hybride et pour eux, une mobilisation c’est acheter un produit où une partie des profits ira à une oeuvre de charité quelconque… Ils participent également à tous les défis « un mois de si », une « semaine à faire ça » ou la « journée sans faire une autre affaire »… et ils te gossent solide pour te le rappeler…

Politiquement, ils sont mêlés, ils veulent du changement mais pas trop… c’est le genre de monde qui hésite entre voter pour la CAQ ou Québec Solidaire…

Projet de société : Un Québec indépendant, dans un Canada fort… qui fait la lutte aux changement climatiques et qui vise à réduire les inégalités… mais sans affecter notre développement économique et l’exploitation de nos ressources naturelles. (coudonc, j’suis en train d’écrire le programme de Pauline Marois moé là…)

La solution à tous nos problèmes serait un gouvernement minoritaire stable… ou bien la résurrection de Jack Layton…

Les Mystiques écologiques

On connait tous quelqu’un qui est disparu et qui réapparu sur Facebook, en publiant des photos de son voyage en Amérique Latine… et puis qui vit désormais quelque part en campagne, on ne sait pas trop ce qu’il fait, mais ce en quoi il croit… oh ça, on le sait ! Comme tout bon écologiste, il s’est battu contre le projet de port pétrolier à Cacouna et fait à la guerre au Pipeline d’Energie Est, mais il répand également sa page Facebook de curieux vidéos sur les Chemtrails, les souffrances des élevages d’animaux pour la fourrures en Chine, de la disparition d’une grenouille quelconque en Amazonie, en OLYMPUS DIGITAL CAMERAplus d’insulter le sinistre individu qui aura l’audace de photographier son steak et le publier sur les réseaux sociaux. Il est rempli de désarroi, car la planète entière n’est pas Végétalien comme lui… en plus de considérer Greenpeace et Équiterre comme des maudits posers travaillant pour le compte des illuminatis.

Son ennemi mortel est Monsanto qui est la cause de tous les problèmes sur la terre.  Ils ne veulent plus de pesticides, et ils portent une attention toute particulière à la provenance de leur bouffe, mais se fouttent bien par exemple de celle de leur weed qu’ils fument comme des cheminées… Ils publient des liens vers toutes les études scientifiques prédisant l’Apocalypse si rien n’est fait pour contrer les changements climatiques, mais sont anti-vaccins… et croient à toutes sortes de théories nouvel âge sur les champs d’énergie ou les auras, quand ce n’est pas de prétendre qu’on peut guérir le cancer avec du jus de racine…

Habituellement, on n’invite pas ces gens-là à souper chez nous, car il n’y a rien d’acceptable pour eux dans notre garde-manger, et quand on va chez eux, bien… ça goûte le carton… Ce sont eux qui achète de l’Hydromel à la SAQ (maintenant vous savez).

Projet de Société : Vivre en harmonie avec la nature, même si cela équivaut à éliminer la moitié de la population de la planète.

La Solution à tous nos problèmes serait un gouvernement du Parti Vert ou donner le droit de vote aux animaux, ce qui nous mènerait à gouvernement dirigé par des Bélugas. (cool !)

Seuls les idiots réussissent l’impossible !

16 Avr

boston-red-sox-2004_1xn0jpzbynpp515gyck1gl0xga

Il y a des leçons à retenir dans l’Histoire, il y en a même trop que l’on ne retient pas.  Il y a aussi tant de batailles, des discours, des couronnements, mais également encore plus de tragédies…

Mais je crois que les meilleures leçons et la plus grande inspiration que j’ai eu dans ma vie, sont le produit de quatre jours complètement fous survenus lors de la finale de la ligue américaine de baseball de 2004.

Il est nécessaire ici pour que vous compreniez bien l’ampleur de l’événement de vous expliquer le contexte…

La malédiction du bambino

C’était sûrement la plus grande légende du sport, les Red Sox de Boston étaient avant les années 1920, la meilleure équipe du baseball professionnel, et possédaient dans leurs rangs un joueur des plus prometteurs un certain George Herman Ruth, surnomé affectueusement « The Babe » par les partisans.  Il était non seulement un des meilleurs lanceurs de l’époque, mais un frappeur exceptionnel.  L’avenir s’annonce radieux pour les Red Sox…

Ruth_Carrigan_Barry_Gregg_(Bosox_1916)

Mais, voilà… l’équipe a désormais un nouveau propriétaire, un producteur de comédies musicales qui pense plus à avoir des succès sur Broadway que de présenter une équipe gagnante au Fenway Park.  Ce dernier se retrouve à court de liquidités pour son nouveau projet intitulé « No No Nanette » et flairant la bonne affaire, le propriétaire des Yankees, une vulgaire équipe d’expansion vivant dans l’ombre des Giants du mythique John McGraw, offre 100 000 $ pour le contrat de Ruth.

On connait la suite, les Yankees propulsés par les coups de circuits de Babe Ruth, collectionnent les championnats et gagnent leurs 4 premières Séries Mondiales.  Ruth rend les Yankees si populaires qu’ils se construisent leur propre stade dans le Bronx, the « House that Babe Ruth Built » qui verra les plus grands moments du baseball, tandis que les Red Sox eux finissent par croupir dans les bas fonds…

Avant Ruth, un joueur totalisant une vingtaine de circuits après une saison était perçu comme un exploit, Le « Babe » lui en frappait environ 40 par année, si ce n’est pas 50, il réussira 54 à sa première année avec les Yankees,  même 60 en 1927, un exploit inimaginable 10 ans plus tôt !

Le Bambino prend sa retraite, mais les Yankees ne s’arrêtent pas là, et c’est avec les Lou Gehrig, Joe Dimagio et Mickey Mantle qu’ils continuent leur domination du Baseball Majeur…

Petit à petit les Red Sox remonte la pente, et pointe une fois de temps en temps, le bout de leur nez en Série Mondiale, mais à chaque fois le destin s’abat sur eux, on parle alors de la malédiction du Bambino… une punition des Dieux du Baseball pour avoir commis le pire échange de l’histoire du Sport…

En 1946, ils accèdent aux Séries Mondiales, mais perdent en 7 match, après avoir mené 3-2 dans la série.

En 1967, ils perdent encore contre ces mêmes Cardinals après avoir forcé la tenue d’un 7e matchs.

En 1975, ils perdent encore en 7 matchs contre les Reds de Cincinnati, après avoir encore une fois forcé la tenue d’un 7e match, lors du plus grand match des Séries Mondiales Ever, alors que Carlton Fisk réussit un dramatique coup de circuit en 15e manche déviant la balle dans les airs, par la seule force son esprit…

En 1986, le drame ! Les Red Sox sont à un retrait de gagner la Série Mondiale, lorsque le malheureux Bill Buckner manque un léger roulant au premier but, les Mets de New York égalisent la marque, remportent le match, et l’emportent lors du 7e match (encore une fois)…

En plus de ces dramatiques défaites, une suite ininterrompue de malheurs et de mauvaises décisions, s’ajoutent à cette malédiction… Notons d’ailleurs la décision Red Sox de passer leur tour sur un certain Jackie Robinson, car ils ne voyaient pas en lui les habiletés nécessaires pour évoluer dans les Ligues Majeures.  Boston aurait été la première équipe intégrée de l’Histoire, elle finira malheureusement par être la dernière…

Espoirs brisés (encore une fois)

Au début des années 2000, les Red Sox, ont de nouveaux propriétaires qui entendent bien briser la malédiction du Bambino. Premièrement, ils ont de l’argent, beaucoup d’argent.  Deuxièmement, ils prennent la voie tracé par les A’s de Oakland et défient l’establishment du Baseball majeur en utilisant eux-aussi les statistiques avancés.  C’est d’ailleurs grâce à ces statistiques que les Red Sox décident de mettre sous contrats un certain David Ortiz…

Dorénavant, les Red Sox sont à forces égales avec les Yankees, mais malgré cela la malédiction semble encore faire effet.  En 2003, lors du 7e de la finale de la ligue américaine, les deux rivaux s’affrontent, les Red Sox ont l’avance et leur lanceur étoile, Pedro Martinez, tient les frappeurs des Yankees en échec.  Sauf que… Sauf que Pedro a envoyé plus de 100 lancers, et tout le monde sait qu’après 100 lancers,son efficacité chute… chute dramatiquement… mais malgré tout, le gérant des Red Sox décide de le garder au monticule, alors que les fans des Red Sox crient à leur téléviseur de le sortir de là… Comme de fait, les Yankees égalent la marque et on se retrouve en manches supplémentaires.  C’est finalement le pire frappeur des Yankees, Aaron Boone, qui ferme les livres en frappant un circuit en 11e manche, devant un Yankees Stadium en délire.  Il faudrait un miracle pour faire gagner les Red Sox…

Une série revanche en 2004

En 2004, les Red Sox reviennent à la Charge avec un nouvel entraîneur, Terry Francona (qui a déjà joué pour les Expos)… Les Red Sox ont aussi une nouvelle attitude, du moins elle est plus évidente… ils agissent comme des idiots… Ils ont les cheveux longs, porte la barbe, ont le chandail sorti de leur culotte, s’amusent à inventer des poignées de mains super sophistiqués dans l’abri des joueurs, gambadent et font des roulades durant l’échauffement… Après une saison tumultueuse, ils finissent par prendre la place de meilleur deuxième et se retrouvent encore une fois en finale de la ligue américaine contre les Yankees de New York. L’heure de la revanche à sonnée !

Ouais bien… Plus facile à dire qu’à faire, les Yankees remportent les trois premiers matchs de la série, dont le 3e avec une écrasante victoire de 18 à 9, les carottes sont cuites pour les Red Sox, aucune équipe dans la longue histoire du baseball majeur n’a pu revenir d’un déficit le 0-3 dans une série d’après saison…

Et puis…

« Bunch of idiots »

Avant le match 4 au Fenway Park, tout le monde croit à la victoire des Yankees, on espère seulement que les Red Sox éviteront l’humiliation de se faire balayer.  Malgré tout, les joueurs des Red Sox eux croient encore en leurs chances.  Un de leur joueur, déconne avec les journalistes et ses coéquipiers en répétant : « ne nous laissez pas gagner aujourd’hui, car le prochain on a Pedro, ensuite Schilling, et ensuite le match no 7, tout peut arriver… »

et il finit par lâcher une phrase qui résume à elle seule, toute l’histoire de cette Série :

…if a group of idiots can do it, it us !

En 9e manche, les Yankees mènent 4-3, les Red Sox sont au bâton à un retrait seulement de voir leur saison se terminer. Après que Kevin Millar est forcé un but sur balle, on le remplace par un coureur suppléant, Dave Roberts, qui aura la mission de voler le deuxième but, afin de se mettre en position de marquer.

Il y a encore de l’espoir… mais si Roberts se fait retirer dans sa tentative de vol de but, c’est en fini des Red Sox… inutile de vous dire que la tension est à son comble…

Après avoir égalisé, les Red Sox remporte le match sur un circuit de David Ortiz en 12e manche.  Le lendemain les Red Sox répètent leur exploit de la veille en l’emportant en 14e manche sur un double (encore une fois) de David Ortiz.  Au sixième match, les deux équipes retournent aux Yankees Stadium et Curt Schilling lance pour Boston, malgré une cheville bousillée que les médecins ont réussi à rafistoler avec un morceaux de cadavre ! Malgré tout, c’est dans la douleur qu’il retira les frappeurs des Yankees, sa chaussure baignant dans le sang…

bloody-sock

Il y aura alors un 7e match au Yankees Stadium ! Malgré le fait que le momentum semble dorénavant du côté des Red Sox, peu de gens prédissent que l’inconcevable va se produire, les Yankees sont sur leur terrain et la malédiction du bambino devrait encore une fois faire son oeuvre…

Les Red Sox, toutefois, déconcrissent les Yankees dans une victoire décisive de 10 à 3, notamment grâce aux deux circuits de Johnny Daemon (pratiquement invisible jusque là), dont un grand chelem.

Mais les Red Sox n’ont pas encore gagné la Série Mondiale et ils doivent affronter les puissants Cardinals de Saint-Louis, Champions de la Ligue Nationale, que bien des spécialistes considèrent favoris.

Finalement, la Série Mondiale ne sera qu’une formalité.  Les Red Sox les balayent en 4 matchs où Saint-Louis joua le rôle de figurant… après 86 ans d’attentes les Red Sox remporte enfin les grands honneurs et s’en est fini de la malédiction du bambino !

Tout est dans l’attitude…

Durant la Première Guerre Mondiale, Winston Churchill dû démissionner de son poste de ministre de la Marine, après sa désastreuse planification opération des Dardanelles et reçu alors un commandement sur le front.  Lorsqu’on le présenta à ses subalternes pour savoir ce qu’on entendait de lui, il demanda aux officiers de rire et de blaguer en présence du danger, afin de renforcer la confiance des soldats.  Selon Churchill, les soldats savaient l’ampleur de la tâche à accomplir dans l’enfer des tranchées et c’était du devoir des officiers de leur enlever un peu de pression sur le dos… C’est cette espèce d’inconscience frivole qui permet de venir à bout des plus grand péril et non la très cérémonielle bravoure qu’on nous montre dans les films hollywoodiens.

Vivre l’échec à répétition permet de mieux le comprendre.  En fait, l’échec lorsqu’il survient dépasse largement le cadre de notre volonté individuelle.  S’il faut mettre un effort soutenu pour vaincre, cela ne garanti pas la victoire.  Cela explique peut-être pourquoi les Red Sox étaient aussi détendus avant le 4e match de la série contre les Yankees. Je veux dire lorsque ça fait 86 ans que tu perds, aussi bien tenter l’impossible…

Cette histoire nous indique aussi qu’il ne faut pas arrêter d’avoir Foi en ses moyens, même si l’univers semble être contre nous.  Un échec peut nous permettre de mieux comprendre nos faiblesses et nous montrer le chemin à suivre pour atteindre le succès.  L’échec quand il survient, est un message de la vie, Dieu, ou l’univers (comme vous le voulez), nous commandant de nous améliorer.

« Prend ce que tu fais au sérieux, mais ne te prends pas trop au sérieux »

L’objectif est sérieux, mais il ne faut pas trop s’en mettre sur les épaules.  Pour gagner, il ne faut pas vouloir plus gagner que l’adversaire, il faut seulement jouer la partie.  On se fait croire que c’est une question de volonté, mais la « dureté du mental » ce n’est pas la victoire à tout prix et par tous les moyens.  Il faut plutôt toujours croire que la victoire est possible, qu’il y a au fond toujours un moyen de gagner et que si on a perdu, c’est qu’on ne l’a pas encore trouvé… L’adversaire n’est jamais fondamentalement meilleur que nous, il a peut-être des forces, des avantages, mais aussi des points faibles qui ne demandent qu’à être exploités.   En fait, la dureté du mental se résume plus au fait de ne pas avoir peur de l’échec que de désirer la victoire.

La vie c’est comme le Baseball

On essaie de vous faire croire que c’est du hockey, du soccer ou du football, mais la vie ressemble beaucoup plus au baseball…  Il n’y a pas de temps au baseball, on sait quand le match commence, mais on ne sait pas quand il va finir.  Si tu frappes un coup sur 3 fois sur 10, tu es considéré comme bon. Et à 162 matchs par saison, tu peux espérer être le héros pour au moins un match, alors que tu seras sûrement anonyme pour le reste de la saison.

Les puissants eux, aiment « jouer le cadran », les puissants intimident pour se donner un avantage, les puissants épuisent l’adversaire.  Les puissants s’effondrent patins en l’air sur Carey Price le premier match des séries ou fracassent la cheville de Valery Kharlamov pour se donner une chance de gagner, mais au baseball…« Ce n’est pas fini tant que ce n’est pas fini »

Il y aura toujours des Yankees de New York, des perpétuels gagnants qui ont tout pour eux, qui ont les moyens de s’acheter des victoires et de réparer leurs erreurs à coup de millions.  Mais quels sont les grands moments du sport ? C’est lorsqu’ils perdent… Les Yankees avec leur 27 victoires en série mondiale et leurs 40 championnats de la ligue américaine, n’attendrissent personne avec leurs succès. Au lieu cela, la planète entière risque de retenir beaucoup plus la victoire inespérées des Red Sox de Boston à leur dépend en 2004.

Lorsqu’on parle de l’équipe de hockey de l’Union Soviétique de quoi parle-t-on ? Du « Miracle on Ice ». Lorsqu’on mentionne les Patriots de la Nouvelle-Anglettre c’est souvent pour parler des Giants de New York, ou même quand on parle du Superbowl, c’est pour raconter l’histoire de Joe Namath sur le bord de sa piscine garantissant la victoire des Jets de New York au dépends des Colts de Baltimore, même si ces derniers ont été favorisés par les preneurs aux livres de Las Vegas par 17 points !

Qui sont les supporters des Yankees de ce monde ? Qui se mettent du côté des gagnants, indépendamment de qui ils sont ? Ceux qui ont peur de la défaite… voilà !  Ceux qu’on appelle les « Bandwagoners », ceux qui ne vont pas voir une partie de leur équipe favorite, mais plutôt une victoire pour se sentir mieux avec eux-mêmes… Personne ne veut être comme ça… Même les New-Yorkais ne font pas exceptions, dévouant beaucoup plus leur amour aux Mets (mais ça, c’est une autre histoire).

Les victoires appartiennent aux puissants. Les grandes victoires, elles, celles dont on se souvient le plus, appartiennent aux laissés pour compte, aux mal-aimés, aux négligés, à tous ces braves inconscients qui veulent gagner d’une autre façon, qui se foutent des conventions et des idées préconçues… aux idiots quoi…

Nos idiots à nous

Aujourd’hui tout est terne, tout est sérieux, tout est austère… La vie n’est que drame sensationnel, fausses réalités et envie de plaire… On ne peut plus froisser personne, surtout pas un establishment sénile, allergique à toute pensée critique.  Les seuls progrès permis semblent une lutte jovialiste pour l’environnement et de la participation citoyenne jetée dans l’abysse d’une conversation à sens unique.  Mais l’environnement on le détruit pareil, et la démocratie perd des plumes quand même…

Rien ne semble fonctionner, il faudrait être fou pour rêver d’un monde meilleur… ou complètement idiot…

Lorsque nos matantes démagogues sont outrés du « Fuck Toute » des étudiants, moi ça me fait rigoler.  Car nos larbins en chef ne comprennent pas que le slogan même est fait pour les choquer.  Que tout ça, c’est du déconnage, un peu la même chose avec le fameux « Le Black Bloc recrute ».  Je le répète souvent, le deuxième degré de la gauche est le premier de la droite.

Je sais qu’il y a plein de justifications super poussées du « Fuck Toute », mais pour moi ce « Fuck Toute » ne s’explique pas vraiment, c’est plus une attitude, un état d’esprit.  Entre le choix de devenir fou ou se tirer une balle dans la tête, on choisit de déconner.  Ceci n’est pas unique au Québec, partout on voit cet esprit dans des perturbations en tout genre, l’attentat au Glitter  visant le président de la Banque Centrale Européenne en est un exemple frappant.

11134126_1108792915813187_369033500328281417_o

Les étudiants et les révolutionnaires en herbe du Printemps 2015, refusent le pragmatisme, car ils comprennent que la défaite est plus que probable, mais que le seul moyen de changer les choses est de « jouer pour gagner ».  Ils ont en quelque sorte la même attitude que les Red Sox en 2004 ou des soldats de Winston Churchill dans les tranchées, celle de démontrer à l’ennemi que même si l’on perd, lui, ne gagnera jamais.

Mon conseil alors, n’écoutez pas trop les supposés appels à la raison et au pragmatisme… Si éviter le plus possible la violence est une bonne chose, n’arrêtez surtout pas de déconner et d’agir en idiot… c’est la seule façon de réussir l’impossible.

Et aussi… Go Red Sox ! 😉

Petite mise en garde avant de commencer le printemps 2015…

12 Jan

L’annonce d’une grande contestation au printemps 2015, ne semble pas atteindre le gouvernement actuel. Malgré l’évidente adhésion d’une très grande partie de la population à la mobilisation contre les mesures d’austérité, le gouvernement Couillard ne semble pas broncher et garde le cap. Il est clair que les Libéraux cherchent le conflit.

L’horrible tactique du Parti Québécois lors de la dernière campagne électorale, donne l’impression aux libéraux qu’ils ont raison. Il faut se souvenir que les Libéraux ont perdu avec une marge très mince suite à l’élection qui a suivie le Printemps érable.  Ils veulent désormais en finir avec les syndicats et les étudiants.  Il semble que pour certains, le Printemps érable était une erreur de l’histoire, plutôt due à la collusion et la corruption qu’à un ras-le-bol généralisé envers les politiques néolibérales.

L’oeuvre « immense » des libéraux, le projet de pornographie comptable qu’est l’austérité est un rêve qui se discute depuis des dizaines d’années lors des réceptions des Chambres de commerce partout au Québec.  La crise créé par la Charte des Valeurs a en quelque sorte mis les libéraux au pouvoir par défaut. Pour certains, une telle occasion de remodeler le « modèle québécois » au goût d’une Élite en perte de vitesse, ne passera pas de sitôt. Leur tour va bientôt finir, aussi bien tout prendre pendant qu’on en a encore le temps…

Mais d’un autre côté, quel est le but des contestataires du programme d’austérité ? Malgré la grogne généralisée, les objectifs visées par les différents groupes sont forts différents.  Est-ce que toute la lutte qui s’en vient, mérite un adoucissement des mesures d’Austérité ou le statu quo ? Que ce soit dans le gouvernement actuel ou un autre…  Il faudra proposer autre chose.  Le but doit être de transformer le Québec et on doit s’entendre sur les moyens pour y arriver.

Couper moins c’est vouloir couper le reste plus tard. Il faut investir, arrêter de penser aux dépenses, mais aux revenus.  N’importe quel dirigeant de PME vous le dira, qu’il « vaut mieux penser à faire des piasses, que de sauver des cennes ».

L’histoire impose des actions, cependant personne n’ose les faire, car elles imposent par le fait même, un remaniement des structures de pouvoir.  C’est bien connu, les politiciens et les autres types de décideurs publics ne veulent pas trop faire de compromis sur ce point, afin de ne pas perdre leurs places.

Dans l’État actuel des forces politiques, rien ne semble annoncer un réel changement.  La contestation envers le PLQ et son projet d’austérité, apparaît presque virtuelle.

Il est évident que les syndicats seront le fer de lance de la constestation et ils se battront sûrement avec grande ténacité, mais à part démontrer son mécontentement et nuire à la circulation, que puissent-ils faire de plus?  J’espère que ces mêmes syndicats qui semblaient dépassés par les tactiques des jeunes lors du printemps 2012, auront appris deux ou trois choses utiles pour celui qui s’en vient…

Il ne faut pas oublier qu’incapables de s’emparer du pouvoir, les étudiants ont dû « jouer le système » et s’en remettre au bon vouloir du gouvernement Marois pour « Bloquer la hausse ».  Le goût de la victoire a été un peu fade, compte tenu de la mobilisation.  Il ne faut pas que des démonstrations contre l’Austérité, mais proposer quelque chose qui transcende les divisions actuelles de la société québécoise.

Les contestataires devront accepter d’accueillir les partis  (PKP compris) et ces mêmes partis (incluant le Grand Satan PKP en personne) devront laisser se transformer par la contestation.  S’il veut le pouvoir et même faire l’indépendance, le PQ devra arrêter de se comporter comme un culte occulte des conditions préalables pour arriver à l’indépendance pour se situer adéquatement dans le contexte politique.

Les Baby-Boomers préfèrent dorénavant mourir dans leur pisse, maltraités par un préposé aux bénéficiaires à qui on a coupé sa pension, que de voir un arabe déménager à côté de chez eux.  Même si tous les fétichistes du terroir aboyaient en même temps, cela ne peut garantir une majorité; tant que le PQ s’attachera à la Charte des Valeurs, il fera partie du problème.

En ce qui concerne Québec Solidaire, à part épancher une détresse qui n’est pas la sienne au banquet des corbeaux, des vautours, qu’a-t-il fait d’autre ?  « Ah oui mais, le PQ si, le PQ ça… », rien ne vous dérange par contre de prêter vos militants à un parti fédéraliste qui veut faire passer un pipeline avec Stephen Harper sur la seule terre qui nous appartient en ce monde, dirigé par un ancien ministre de Jean Charest qui a invité les Québécois à la dernière élection à voter pour Philippe Couillard.

Québec Solidaire, ce n’est pas que vos idées ne sont pas les bonnes et que vous ne faites pas dans l’ensemble du bon travail, mais dans le contexte actuel, vous ne pouvez atteindre le pouvoir que soit en « atténuant » vos intentions ou vous alliant par miracle au PQ. Choses que les plus radicaux ne vous pardonneront jamais.

Les anarchistes en ont fait autant, peut-être même plus, sans se donner de parti…

Oubliez tous les disciples aveugles de Gabriel Nadeau-Dubois, oubliez les itinéraires qui ne se donnent pas, oubliez les excès de langage, ainsi que les confrontations bêtes et sans valeur qui jouent en boucle dans le cirque médiatique québécois.   Les grands gagnants du printemps érable furent les anarchistes, leurs idées ont pénétré par sédimentation les différents domaines de la société québécoise. On commence à penser non seulement la politique et l’économie, mais également l’éducation, la sexualité et l’information autrement.  Autrement pour vrai.  Ce fut depuis longtemps, la seule énergie régénératrice qui eu lieu au Québec.  Tout le reste n’est que « préservation des acquis », division et survivance… Enfin pour certains, il y a des lendemains qui chantent !

Pourquoi eux ? Pourquoi cette idéologie que l’on croyait morte ou incapable ? Pourquoi ce rêve insensé et inatteignable ? Car se sont les seuls qui ne jouent pas selon les règles stupides de notre système actuel qui avantagent toujours les mêmes.

Ce système est mauvais.  Non car il est mené par des gens mauvais, mais car il dévore carrément ceux qui le servent, demandez aux policiers…  Votre hypothèque, votre pension, vos RÉER, votre paradis artificiel que vous devez à une banque et que l’on pompe à même vos impôts.  Vous n’avez rien dans vos poches, dites-vous ? Mais n’importe quel enfant du tiers monde voyant vos Biens dira que vous êtes riches, alors que vous devez sûrement la chemise que vous avez sur le dos…

Nous avons d’un côté une énergie immense qui ne veut pas se contenir et qui est incapable de produire des résultats probants; de l’autre, une machine étatique amorphe, où le changement n’est plus qu’un mot vide dans la bouche d’exécrables acteurs d’opérettes ne convainquant plus personne.  Ceux qui veulent diriger le Québec devront se laisser transformer par cette énergie, ou seront condamnés à faire comme les Libéraux, c’est-à-dire la combattre.

La confrontation à déjà eu lieu, elle a éveillé les consciences, mais elle n’a rien donné de concret. La confrontation pourrait toutefois au printemps 2015, les éteindre.  C’est une vérité qui est difficile à lire, mais le Grand Soir n’arrivera probablement jamais. Si vous suivez uniquement le chemin de la protestation, du remue-ménage et de la manifestation ininterrompue, vous donnerez leurs 15 minutes de gloire à une bande d’idiots sans talent qui ne croient pas avoir eu leur dû lors du Printemps érable.

Le Bien commun passera deuxième, tous ces émules de blanquistes et de guédistes impénitents veulent leur grève sociale, et ils l’auront.  Cependant, répéter la tactique du printemps érable ne donnera rien.  Toutefois, jouer le jeu des parlementaires ne donnera rien non plus. Au projet de la confrontation, du déni de la justice et de la division, il faut répondre par un projet du peuple, par le peuple, pour le peuple.  Qu’on demande aux citoyennes et citoyens ce qu’ils veulent et que l’on trouve un « compromis naturel » sans l’aide du PLQ. Il y a mieux que cette haine intérieure qui sert que les desseins des usurpateurs du Bien commun.  L’heure n’est pas à la destruction, mais à la création.

Comprendre le Principe de la Péréquation

28 Août

Bon à chaque fois que l’on parle de la place du Québec au sein de la fédération Canadienne, y’a toujours quelqu’un qui revient à la péréquation. Disant que le Québec est une nation de profiteurs, vivant aux dépens de provinces riches.  Des gens de droite, allant même jusqu’à dire que le Québec est sur le BS et qu’il se paie des programmes de luxe sur le bras de l’Alberta…

Premièrement, les provinces riches ne paient pas de la péréquation, c’est toutes les provinces qui en payent.  C’est jusque certaines provinces n’en reçoivent pas…

Pour vous vulgariser le principe de la péréquation,  je vais vous faire une petite analogie.

10 amis décident de vider leurs poches et de mettre leurs petits changes sur la table. Ils décident ensuite de se les partager également entre eux. (J’ai mis des noms full ministère de l’Éducation, pour ne pas trop vous déstabiliser)

Noms des amis Petit change dans leurs poches Petits change après partage différence
Anita 1,25 $ 3,30 $ +2,05 $
Germaine 8,00 $ 3,30 $ -4,70 $
Ibrahim 5,10 $ 3,30 $ – 1,80 $
Carlos 3,20 $ 3,30 $ +0,10 $
Lili-Anne 2,55 $ 3,30 $ +0,75 $
Cédrix 1,35 $ 3,30 $ +1,95 $
Claudio 0,80 $ 3,30 $ +2,50 $
Yasmina 4,75 $ 3,30 $ -1,45 $
Charley 3,50 $ 3,30 $ -0,20 $
Sophia 2,50 $ 3,30 $ +0,80 $
Total 33,00 $ 33,30 $ 0,00

Ce que les plus riches donnent c’est 8,15 $ aux « plus pauvres »…   en fait, tout le monde détient la moyenne de la somme de tous le change contenu dans les poches des petits amis…

Et là vous vous dites : «  Ben là ! On vole les plus riches ! On est des osties profiteurs ! L’Alberta a raison d’être en maudit ! » Bon, cet exemple-là c’était pour vous faire comprendre le principe du partage des revenus selon une moyenne…

Dans le cas du Canada, le principe est un peu plus complexe… mais pas tant…

Tout d’abord, chacune des provinces envoie de l’Argent au fédéral par des taxes, des tarifs, des redevances et des impôts… et ça fait un gros « pot » dont le fédéral se sert pour payer tous ses programmes et tous ses services…  Habituellement, 40 % des revenus proviennent de l’Ontario et 20 % du Québec, et c’est environ 12 % chacun pour l’Alberta et la Colombie-Britannique.

Sauf que par habitant, l’Ontario et le Québec se retrouvent sous la moyenne Canadienne et reçoivent donc de la Péréquation…

Car on calcule les montants de revenus fiscaux par habitant dans chacune des provinces et on le compare au montant des revenus fiscaux moyen pour chacun des Canadiens.

Si le résultat est négatif, par exemple la province x envoi 500 $ de moins par habitant en revenu fiscal que la moyenne canadienne, bien le fédéral envoie 500 $ par habitant pour cette province. Si la province x a 5 000 000 d’habitants, le fédéral envoi donc 2,5 milliards de dollars à la province x.

Déjà là, ça mets les choses en perspective… quand on regarde le montant total on se dit 2,5 milliards c’est immense ! à 500 $ par personne, divisée par 365 jours, ça revient à 1,37 $ par personne, par jour…

Pour vous donner une idée le Québec a reçu en  2013-2014 7,8 milliards de péréquation au total pour un montant équivalent 961 $ par personne… ce qui signifie que le Fédéral a  envoyé  à chaque Québécois 2,62 $ par jour…

Il faut comprendre que le Québec dans l’absolu n’a pas nécessairement besoin de cet argent et l’augmentation du montant de péréquation ne signifie pas pour autant que le Québec s’appauvrit.

Prenons encore une fois un pays fictif avec 10 provinces fictives qui comporte tout le même nombre d’habitants, pour expliquer cet autre élément de la péréquation.

Péréquation en 2014 pour pays fictif

Provinces Revenus fiscaux par habitants Moyenne dans le pays fictif Montant de Péréquation par habitant
1 100 $ 550 $ 450 $
2 200 $ 550 $ 350 $
3 300 $ 550 $ 250 $
4 400 $ 550 $ 150 $
5 500 $ 550 $   50 $
6 600 $ 550 $
7 700 $ 550 $
8 800 $ 550 $
9 900 $ 550 $
10 1000 $ 550 $

Donc, imaginons maintenant  qu’il y a eu l’année suivante des difficultés économiques dans la province 10

Péréquation pour pays fictif en 2015 (scénario A)

Provinces Revenus fiscaux par habitants Moyenne dans le pays fictif Montant de Péréquation par habitant
1 100 $ 460 $ 360 $
2 200 $ 460 $ 260 $
3 300 $ 460 $ 160 $
4 400 $ 460 $ 60 $
5 500 $ 460 $
6 600 $ 460 $
7 700 $ 460 $
8 800 $ 460 $
9 900 $ 460 $
10 100 $ 460 $ 360 $

Même résultat, mais baisse de la Péréquation… pour les provinces 1,2,3,4, et 5 n’en reçoit désormais plus… on pourrait croire que leur situation économique s’est améliorée, mais il n’en n’est rien…

Imaginons maintenant que toutes les provinces ont amélioré leur situation, mais qu’une l’a amélioré beaucoup plus que les autres :

Péréquation pour pays fictif en 2015 (scénario B)

Provinces Revenus fiscaux par habitants Moyenne dans le pays fictif Montant de Péréquation par habitant
1 200 $ 790 $ 590 $
2 300 $ 790 $ 490 $
3 400 $ 790 $ 390 $
4 500 $ 790 $ 290 $
5 600 $ 790 $ 190 $
6 700 $ 790 $   90 $
7 800 $ 790 $
8 900 $ 790 $
9 1000 $ 790 $
10 2500 $ 790 $

Augmentation importante de la Péréquation, malgré le fait que la situation de tous s’est améliorée, les provinces les plus pauvres ont l’air de « profiter » encore plus du système, alors qu’il n’en est rien, le montant de péréquation augmente parce qu’une province a augmenté sensiblement plus que les autres, les tirant ainsi « vers le haut »…

Alors la péréquation c’est quoi ?

La péréquation c’est une mesure statistique, recevoir de la péréquation ne signifie pas pour autant que la province est pauvre, elle envoie seulement moins de revenus fiscaux par habitant que la moyenne canadienne.

La Péréquation est une mesure pragmatique.  Elle a été mise en place pour favoriser le développement des provinces moins fortes économiquement, mais surtout pour atténuer les effets de concentration de certaines activités économiques, qui sont en fait un phénomène normal dans un État.  Par exemple, le secteur financier à Toronto fournit beaucoup d’activité économique et donc beaucoup de revenus à l’État.  Mais ce n’est pas parce que cette région a été magiquement meilleure que les autres pour recueillir une telle concentration, c’est au gré des changements économiques et des décisions des compagnies de centraliser un peu plus leurs activités… De plus, les provinces « plus pauvres » fournissent la main-d’œuvre qui ira travailler dans les provinces les plus riches qui en demandent de plus en plus…

La « fausse richesse » du Canada

Il faut comprendre que dans l’économie actuelle les certaines matières premières sont surévaluées, et les provinces qui les produisent comme l’Alberta et Terre-Neuve pour le pétrole, ou la Saskatchewan pour la potasse, vont augmenter la part des revenus fiscaux au Canada.  L’Ontario et le Québec par exemple ne sont pas pauvres, elles ont juste le « malheur » de ne pas avoir ces ressources en abondance sur leur territoire…

À vrai dire, le Canada profite de la conjoncture économique qui favorise l’exploitation de ressources énergétiques, même à fort prix.  Les taux de croissance vertigineux du continent asiatique permettent de gonfler les redevances sur le pétrole ou d’autres métaux.  Mais tout le monde semble croire que cette manne sera temporaire, ce qui pourrait mettre un train à l’exploitation coûteuse en investissement du pétrole canadien (sable bitumineux, plate-forme maritime, pétrole de schiste…)  à titre d’exemple, suite à la crise financière de 2008, l’Alberta a passé d’un surplus à un déficit, si le marché du pétrole n’avait pas repris, la situation aurait été catastrophique.

Que doit faire le Québec pour ne plus recevoir de péréquation ?

Le Québec a un certain avantage face aux autres provinces, elle ne dépend presque pas des matières premières, donc est moins fragile face à la spéculation… Si notre dette est plus grande, on peut mieux prévoir sur le long terme et mieux contrôler sa croissance…

L’Alberta ne paie pas les garderies à 7 $ avec la péréquation (on n’est pas surtaxé au Québec pour rien), mais cependant elle paie pour le manque de productivité de nos entreprises.  L’Allemagne et le Japon n’ont pas de pétrole et pourtant ce sont des superpuissances économiques. Pourquoi ? Car leurs entreprises se sont concentrées sur les produits à très haute valeur ajoutée.  Ces entreprises nécessitent des employés de qualité, formés dans un système d’éducation des plus performants, et avec un financement d’un État qui force littéralement ses entreprises à investir massivement dans la recherche et développement.

L’Économie québécoise elle, s’est rebâtie dans les années 90 en profitant du libre-échange avec les États-Unis en fabriquant des produits peu coûteux, grandement dus à un dollar canadien faible.  Lorsque le prix du pétrole a fait monter notre dollar, les entreprises québécoises offraient dorénavant des produits moins bons et plus chers… Qu’on fait les entreprises ? Elles ont cherché à améliorer leur compétitivé, c’est-à-dire baisser les salaires de leurs employés et s’arranger pour payer moins d’impôts, afin d’offrir un prix raisonnable…

Moins de salaires et moins d’impôts, entraînant alors un cycle d’appauvrissement général…  De là, la volonté des gouvernements libéraux à attirer les investissements étrangers à tout prix quitte à détruire l’environnement, des citoyens à demander de baisser leurs impôts, de réduire les programmes sociaux et le nombre de fonctionnaires, ce qui finit par engendrer une perte de revenus, ce qui nous enfonce encore plus dans le… problème…

On n’a un sérieux coup de barre à mettre dans l’économie québécoise, ça, c’est vrai.  Mais ce n’est pas en coupant qu’on va arranger les choses.  L’Austérité ce n’est qu’une nouvelle façon de pelleter le problème en avant, au lieu de l’envoyer dans la dette, on le donne au reste de la population par un manque de revenus, qui finit par grossir la même dette publique…

Afin de sauver l’avenir de tous les Québécois, il va falloir que nos entreprises (et les riches qui en profitent) fassent un effort supplémentaire, un investissement dans sa propre population par (oh arrière Satan !) le biais d’impôts et de taxes.  D’un autre côté, l’État et les syndicats devront changer leurs façons de faire… Je ne veux pas trop élaborer sur les modèles de gouvernance à adopter, mais si nous voulons être plus riches collectivement, il va falloir investir dans notre avenir, et l’argent ne tombera pas du ciel.  Il faudra tous faire des sacrifices, mais au moins ceux-ci pourront être payants à l’ensemble de la population, surtout aux moins nantis, ce qui est toujours mieux que de donner de l’argent aux riches en s’appauvrissant collectivement.

La Gauche et le monde ordinaire (Selon une parabole de Jésus)

24 Août

Bonjour mes amis, quelques fois pour mieux comprendre une situation, il faut se mettre dans la peau d’un autre, d’un adversaire, comprendre les critiques qui peuvent nous être faites…

Premièrement, commençons par indiquer ce que la droite appelle la « gauche caviar » est une construction, une image simplifiée d’un phénomène beaucoup trop complexe… Pour la droite, le gauchiste est un être déconnecté de la réalité, privilégié par l’État et les syndicats, qui fait la belle vie au frais des contribuables… et qui se sert de cet argent pour se payer des habitudes moralement acceptable, mais que le gens ordinaires n’ont pas les moyens de se payer…

Ce n’est pas vrai, mais la Gauche (moi y compris) ont certaines habitudes à éviter, surtout si l’on veut paraître crédible aux yeux de la population. Donc, chers gauchistes permettez-moi cette fois-ci de vous sermonner un peu…

Et comme Jésus, pour illustrer mon enseignement, je vais utiliser une parabole. Et comme je suis concept (et lazy) je vais en prendre une de Jésus :

Luc : 18, 9-14

À l’adresse de certains qui étaient convaincus d’être justes et qui méprisaient les autres, Jésus dit la Parabole que voici :

« Deux hommes montèrent au temple pour prier.  L’un était pharisien, et l’autre, publicain (c’est à dire collecteur d’impôts).

Le Pharisien se tenait debout et priait lui-même : « mon Dieu, je te rends grâce parce que je ne suis pas comme les autres – ils sont voleurs, injustes, adultères, ou encore comme ce publicain.

Je jeune deux fois par semaine et je verse le dixième de tout ce que je gagne.

Le Publicain, lui, se tenait à distance et n’osait même pas lever les yeux au ciel; mais il se frappait la poitrine en disant  » Mon Dieu, montre-toi favorable au pêcheur que je suis ».

Je vous le déclare : quand ce dernier redescendit dans sa maison, c’est lui qui était devenu un juste, plutôt que l’autre.  Qui s’élève sera abaissé; qui s’abaisse sera élevé ».

Parabole représentée dans la très « Red State » télé-série The Bible… une très belle scène tout de même, malgré le fait que Jésus ressemble au gars qui te vend de la mauvaise extacy à Woodstock en Beauce…

Vous n’êtes pas obligé de regarder cette Série là, ce n’est pas super bon, mais y’a des anges ninjas (ce qui est quand même cool).

Pour vous mettre en contexte les Pharisiens étaient un groupe de penseurs contre l’Establishment religieux et politique qui sévissait alors.  Ils proposaient entre autres d’éliminer les sacrifices d’animaux et une religion plus moraliste.

Pour ceux qui ont fait leur catéchèse, tous le monde sait que les collecteurs d’impôts étaient détestés chez les juifs, car ils travaillent aux profits de l’occupant Romains et souvent en demandaient plus que nécessaire pour arrondir leurs fin de mois…

Donc, que devons-nous apprendre de cette parabole… hein ?

1.  Le Pharisien fait de bonnes actions que pour s’élever des gens ordinaires qu’il méprise.

2. Ce même Pharisien va au temple seulement pour s’élever au-dessus des autres, au lieu d’en profiter pour faire un peu d’introspection, comme le fait le méchant collecteur d’impôt…

3. Ce qu’il faut comprendre par cette parabole est que ce qui est important c’est « ce qu’on a en dedans ».  En dehors du temple, le Pharisien se comporte noblement alors que c’est un total douchebag, tandis que le Publicain se comporte peut-être comme un douchebag dehors, mais une fois seul avec sa conscience c’est quelqu’un d’humble et qui a honte de sa condition…

Veut, veut pas, à force de s’informer, d’être instruit, d’être Culturé avec un gros C 😉 on finit par avoir une certaine distance par rapport aux autres.  On acquiert des connaissances et des compétences que les autres n’ont pas, et avec cet avantage, bien on vient par se croire plus important que les autres.  C’est normal, c’est humain et ça va comme ça dans tous les domaines.  Nous sommes tous, l’épais de quelqu’un d’autres, sauf qu’être bon dans certains domaines donne un avantage, rapproche du pouvoir, est perçu comme une condition de supériorité.  Alors, le gauchiste cherche désespérément la supériorité morale, afin croit-il d’avoir un avantage sur les autres.  Que ses propos vont avoir plus de poids, si ces habitudes démontrent cette même supériorité.

Et c’est là tout le problème la Gauche devient totalement inatteignable. remplie pour les gens de l’extérieur d’initiés qui essaient d’être toujours plus parfaits que les autres.  Car on ne peut pas toujours être indignés ou préoccupés du sort de nos semblables.  Il faut choisir ses batailles et chacun fait sa part pour « changer le monde » de la façon qu’il croient la meilleure.

De là, l’idée chez beaucoup de gens d’une certaine admiration pour les gens de gauche, sans pour autant une adhésion aux idées, comme l’indique un peu avec dérision le vidéo suivant…

Car gens de gauche, moi y compris, voulons-nous être admirés pour notre abnégation ou voulons-nous imposer des nouvelles structures à notre société ?

S’il est presque impossible d’atteindre la pureté d’âme nécessaire pour « faire partie du groupe », alors comment aller chercher le nombre nécessaire d’électeurs pour gagner une élection ?

Il faut se méfier de l’argument de l’hypocrisie, souvent lancé envers les idéalistes et les progressistes en tout genre.  Du genre « Tu peux bien dire que l’Argent ce n’est pas important, tu es riche », « Comment peux-tu défendre la gratuité scolaire, pendant qu’on maltraite des enfants, tu penses juste à toi », « Françoise David peut bien dévoiler son rapport d’impôts, elle vit sur un héritage », « Tu dis que tu veux payer plus d’impôts, pour faire avancer ta carrière » etc, etc etc… Argument que l’on retrouve aussi de l’autre côté, chez tous ceux qui indiquent que le « Docteur Barrette fait un mauvais ministre de la Santé, car il est obèse »…

Mais il faut faire attention, certaines informations sont « d’intérêt général ». Il serait bon de savoir qu’un éminent partisan anti-avortement a forcé une de ces filles à en subir un ou qu’une grande personnalité publique réclamant que le gouvernement en fasse plus pour contrer l’évasion fiscale cache de l’Argent dans une île des caraïbes.  Les êtres humains doivent chercher à avoir un comportement décent, mais sans pour autant vouloir être parfait.

Pas besoin d’être parfait pour être de gauche, si on est « parfaitement de gauche », c’est nécessairement suspect.  On cache sûrement 2-3 squelettes dans son placard.  Nos défauts, nos travers, il faut plutôt les assumer.  Pas obligé de manger des produits bios ou de crier sa détresse pour toutes les catastrophes qui arrivent sur la terre. On peut se câlisser du sort de nos semblables une fois de temps en temps, pas trop souvent, faut penser à notre petite réalité, à notre petit monde quand même.  Combien de grands philosophes voulant transformer l’humain, ont scrappé leurs enfants…  Personne, je dis bien personne, n’a la capacité d’avoir le piton de l’indignation collé 24h sur 24…

Les gens de gauche doivent assumer leur imperfection et ne pas avoir honte de leurs idées.  Être de Gauche ce n’est pas un style de vie, c’est vouloir mettre en place certaines politiques sociales, modifier certaines lois, implanter de nouvelles institutions ou en abolir d’autres… Que tu manges de la poutine du McDo dans ton hummer qui roule l’air climatisée dans le tapis en écoutant du gangsta rap misogyne, ça, ça te regarde… On peut te faire certaines critiques, mais cela t’empêche pas d’adhérer à certaines valeurs de gauche ou de voter pour une parti de gauche.

On oublie trop souvent la Reconnaissance dans le domaine politique.  Au snobisme de la gauche, on peut évoquer également le mépris de la droite.  Les gens de droite méprisent les moins chanceux qu’eux.  Du larbinisme le plus bas à la démonstration obscène d’une trop grande opulence, les gens de droite ont toujours quelque chose à reprocher à quelqu’un.  Voici un petit exemple fort éclairant pris sur les commentaires suite à la manifestation un peu trop intense des pompiers et policiers au conseil de ville de Montréal de Lundi dernier :

« La violence, le vandalisme et l’intimidation n’est JAMAIS un droit. Nous sommes dans une démocratie et pour les gens insatisfaits, il y a des tribunaux et des élections.

Par ailleurs, rien ne vous oblige à travailler pour cet employeur. »

à un autre de ces condisciples de lui répondre :

« Ils ne peuvent pas supporter le rythme de travail et l’exigence de performance du privé »

Je ne veux pas m’étirer sur le sujet de la Loi 3, mais on peut vouloir une réforme des régimes de retraite sans pour autant démontrer un manque flagrant d’empathie envers les travailleurs. Il faut comprendre ceux-ci d’être en colère, malgré certaines largesses dans le passé.  Ces conventions et ces régimes de retraites ont été donnés par des élus, mêmes élus qui ont laissé faire un des plus gros systèmes de corruption et de collusion de l’histoire du Québec…

Alors pourquoi autant de gens qui se font autant mépriser et « enlever le pain de la bouche » votent-ils contre leur propre intérêt et pour celui d’une minorité de privilégiés ? Certains diront que les Médias contrôlent les masses et empêchent le « monde ordinaire » de voir la vérité et qu’à répéter un mensonge, tout le monde finit par le croire.  D’autres diront que les gens moins fortunés rêvant un jour d’atteindre le « 1% » contestent toute entrave à l’accumulation de richesse, même si cela revient à les empêcher d’acquérir leur « juste part ».  Mais, si cela a du sens, je crois que la droite, même si elle méprise, les « crottés de pauvres profiteurs du système », ne conçoit pas son groupe comme inatteignable, les gens n’ont qu’à travailler plus.  Si cette dernière idée  s’avère la plupart du temps incorrecte, le mécanisme implicite de la droite, fait en sorte que tous peuvent y adhérer.  Et ici pas besoin d’assimiler toute une pensée, il ne suffit que de veiller à la perpétuation du système, soit par la collaboration, soit par l’indifférence.

De là la dernière et la plus importe leçon que l’on peut tirer de cette parabole de Jésus.  Car à la fin de la Parabole on annonce : « Qui s’élève sera abaissé; qui s’abaisse sera élevé ».  Je ne veux pas partir sur de grande leçon théologique… mais ce que Jésus indique c’est qu’il ne veut pas donner des directives pour être meilleurs que les autres, mais que l’on peut essayer ensemble de faire un monde meilleur, en essayant tous de devenir de meilleure personne.  Il sait très bien que l’on ne va pas réussir à atteindre l’objectif souhaité (c’est quand même le fils de Dieu), mais ne pas s’engager dans le processus ne peut mener qu’à la destruction de nous-même et de la société dans laquelle nous évoluons.

Ce qui revient à dire que le « Processus est plus important que le résultat »… Pour être une « bonne personne », il ne s’agit pas de répondre à des critères précis ou d’effectuer un certains nombre de rituels , comme le fait le Pharisen ( « Je jeune deux fois par semaine et je verse le dixième de tout ce que je gagne. »).  Aller à l’Église le Dimanche ne nous donne pas la permission d’haïr les homosexuels, les pauvres, les drogués, les féministes, ou les musulmans, pour le reste de la semaine.  Rendre le monde meilleur c’est un combat de tous les instants, avec ses tentations et ses échecs, et en tant qu’humain c’est une certitude que l’on va échouer, que ce soit par notre faute ou non. S’engager, s’engager pour vrai, ce n’est pas vouloir commettre aucune faute, apparaître comme parfait; c’est qu’à chaque fois que l’on commet une faute ou que l’on rencontre un échec, de continuer à poursuivre son idéal, malgré tout ce que la vie peut nous faire subir.

La Gauche, la vraie gauche, et même tout mouvement politique devrait être comme ça, ce n’est pas un état, c’est un processus. Ce n’est pas pour rien que l’on parle de « mouvement » politique… une idéologie ça évolue, ça se transforme, ça fait de nouveaux adeptes, ça en perd.

À vouloir être trop parfait, on limite, on s’exclue.  La pérennité d’un mouvement politique, ne passe pas par la préservation d’une classe de parfaits partisans, mais d’en accueillir de nouveaux et d’unir les différentes tendances qui avancent vers un même but.

Ce besoin de pseudo-perfection n’est qu’un refuge, que l’on s’engage véritablement pour les idéaux.  Faire des compromis, accepter des adversaires de différentes « teneurs », tant que tous converge vers le même but… ces compromis ne signifient aucunement une compromission… Et nous ne sommes pas les premiers à vivre cette situation et sûrement pas les derniers.  Comme peut nous démontrer la vidéo suivante sur un personnage historique très près et très loin, mais sûrement du même calibre que le Messie sus-mentionné précédemment dans le billet :

Ce que nous avons comme Gauche au Québec est soit des gens qui se cachent dans un « paraître parfait » inefficace ou soit un « semblant de progressisme » pour ne pas s’aliéner ceux qui nous critiquent.  La Gauche ne sera jamais parfaite, elle sera toujours critiquée et vouloir changer le système sera toujours plus difficile que de le conserver.

Ce qu’il faut ce n’est pas des idées « extrêmement parfaites » ou « confortablement acceptables », ce qu’il faut ce sont des progressites engagés et surtout unis.  Le reste n’est que superflu, ce qui est important c’est de partager la même volonté de changer les choses.

Pause de Philo Politique : GSP et Moi, même combat ! (et petit conseil à ceux qui veulent changer le monde)

17 Déc

Je prend un break mental, car si vous avez lu mes derniers billets je suis « politiquement » déprimé… Après l’euphorie du printemps érable, on retrouve un Québec pas si glorieux et je crois que j’ai tout dit ce qu’il y a dire…  Le cœur n’y est pas, ça m’a pris un mois pour poster le dernier billet… il y a encore plein de fautes et de structures de phrases poches, mais je m’en fous un peu…  Pour le livre sur la GGI, je ne sais pas, je vais sûrement le continuer à temps perdu… je vous ferai signe, si ça avance.

Je n’arrête pas, j’ai d’autres projets qui m’emballe encore plus. N’ayez crainte, je reviendrai sur ce blogue lorsque je le croirai nécessaire.

Mais je vous laisse avec ce dernier petit message :

Un peu d’espoir…

On pourra bien dire ce que l’on voudra, le Capitalisme a toutefois le mérite de s’occuper des gens maintenant, d’offrir des réponses instantanés à des besoins tout aussi instantanés.  Cela est sa grande force et aussi son pire défaut, car dans le capitalisme c’est l’avenir qui écope, tous les problèmes environnementaux sont là pour le prouver.  De plus, le besoin des individus de s’épanouir dans un monde sans barrière, où chacun peut atteindre son plein potentiel qui s’est développé avec le néo-libéralisme nous a également donner les crises financières que l’on vit actuellement.  Ce manque de vision et de volonté de se projeter vers l’avenir, nous amène à des niveaux d’endettement public et privé que l’on est incapable de soutenir, tant individuellement que collectivement.   De l’autre côté, on retrouve un projet absolu auquel on peut tout sacrifier… La Révolution ! Lorsqu’on veut implanter un projet politique utopiste, l’individu passe malheureusement deuxième. Les gens doivent se sacrifier pour la cause, cependant, la récompense ne semble jamais venir et les gens viennent à en avoir marre de ne pas combler leurs besoins, souvent les plus primaire pour des lendemains qui chantent. Après beaucoup de lendemains qui ne chantent pas, on en vient à comprendre l’astuce, on travaille pour les « guides de la Révolution » qui profitent du système autant que les vilains Bourgeois qu’ils combattent.  C’est exactement ce qui est arrivé durant l’épopée communiste, sachant qu’ils engraissaient un sale porc dans le capitalisme, mais qu’au moins ils allaient avoir un peu de récompenses, pour les gens ordinaires même si ce n’était pas beaucoup, c’était mieux que rien.

Malheureusement, les nouveaux révolutionnaires ont encore de la difficulté à accepter cet état de fait.  Si la « Révolution » ne fonctionne pas c’est parce que les anciens étaient faillibles ou que des individus mal intentionnés l’ont usurpé à leur profit.  Si les gens ordinaires ne comprennent pas, c’est la faute des Grands Médias, ils verront tous la lumière, une fois que les citoyens en auront le contrôle… S’il y a beaucoup de bon dans leurs idées, ils se détachent de la réalité autant que ceux qu’ils veulent sauver.  Leur message étant souvent orienté vers le système et non vers les gens. Mais qui va appuyer une refonte du système, s’il n’y voit aucun avantage, si sa situation reste la même… Devant la même complexité du monde, ils se créent un monde simple, où seulement la victime et l’ennemi changent.  La différence est qu’eux se sacrifient, donnent leur corps et leur âme au reste de l’humanité.  Et c’est pour ça que le monde change, car ils agissent pour le changer.  Ça l’aire bête comme ça, mais y’a pas plus vrai…

Malgré tout, l’idéologie a ses limites et lorsqu’on frappe un moment où sa construction du monde ne tient plus, qu’on rencontre une contradiction dans notre système de pensée,  deux choix alors s’offrent à nous. Premièrement, ne pas remettre l’idéologie en question et prendre une décision qui ne peut avoir de sens que dans le groupe où l’on se retrouve et ainsi se détacher du reste du monde (comme le font les gens dans une secte). Deuxièmement, accepter la contradiction, se demander quelle est la valeur (dans le dilemme éthique) qui a le plus d’importance à nos yeux et agir en conséquence.  Habituellement, la peur de se faire rejeter par le groupe l’emporte et on en vient à des situations où l’esprit partisan va en quelque sorte laver le cerveau de citoyens apparaissant, à première vue, extrêmement intelligents.  C’est ce qui arrive dans les mouvements révolutionnaires, mais c’est aussi ce qui arrive chaque jour chez les « gens ordinaires ».  Ce ne veut pas dire que tout est relatif et que les « méchants anarchistes » n’ont pas raison de critiquer le monde dans lequel on vit…

Dans le cas de la Charte, des militants péquistes de longue date, rejettent du revers de la main les critiques de Jacques Parizeau, Lucien Bouchard et Gilles Duceppe, car ils seraient jaloux et misogynes.  Pourtant, leurs propos sont réfléchis, nuancés et mérites d’être pris en compte.  Que dire de l’argument que Françoise David est pour l’oppression des femmes… je ne suis pas le plus grand fan de Françoise, mais y’a bien des maudites limites à dire des niaiseries…

L’idéologie ne s’accomplit pas, elle s’impose.  C’est ce que bien des militants et des agents inactifs servant à la  perpétuation d’un système « oppressif » ont de la difficulté à comprendre. Je crois que le rêve, notre utopie, doit rester un rêve.  Je ne dis pas qu’il ne faut pas changer ce monde, mais que de sacrifier le présent pour le futur n’a jamais donné de résultats très concluants…  Ce qu’il faut imposer ce n’est pas le rêve, le projet, la finalité par l’entremise d’un groupe s’imposant à faire avancer l’histoire dans le bon sens.  Ce qu’il faut, c’est de faire en sorte que les gens voient les choses, comme nous le voyons.  Qu’ils comprennent l’analyse, c’est-à-dire le raisonnement qui a permis à en arriver à des conclusions parfois choquantes pour certains.  Une fois qu’ils verront  le monde à travers « vos lunettes », libre à eux d’accepter, de refuser ou de modifier votre vision.  C’est ainsi que les changements s’opèrent de façon durable, sinon il ne reste que la force qui ne dure jamais.

Le monde n’a pas besoin de parfait révolutionnaire ou d’héro sans peur ni reproche, de « chevalier blanc ».  Pour améliorer le sort de ses semblables, il ne faut pas adopter un style de vie, mais faire des gestes concrets en ce sens.  On peut militer dans une organisation ou un parti politique, faire du bénévolat, écrire un livre, chanter des chansons, faire des dons à des organismes, simplement aider un voisin ou un ami, mais le plus important est de se renseigner et de confronter nos idées reçues.  Se transformer totalement, ne changera pas totalement le monde. Croire que l’on est parfait ou que l’on a parfaitement raison, c’est se couper de la réalité et des gens qui pourraient réaliser nos idées.  Il faut plutôt affirmer ses failles, les assumer et annoncer malgré tout ça le projet d’améliorer le sort de ses semblables, même si le résultat peut  être imparfait. Car le résultat, même imparfait, sera toujours mieux à ce que l’on a actuellement…